Automobile : le Maroc gagne les usines, l’Espagne perd les emplois
L’Union européenne veut débloquer 2,7 millions d’euros pour accompagner les salariés licenciés dans l’industrie automobile de Galice. Une région espagnole fragilisée au moment où le Maroc attire de nouvelles capacités de production grâce à des coûts nettement plus faibles.
La Commission européenne propose de mobiliser 2,725 millions d’euros pour soutenir 400 salariés licenciés en Galice. Au total, 671 travailleurs de vingt entreprises automobiles et équipementiers sont éligibles au dispositif.
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Les suppressions de postes touchent notamment Stellantis Espagne, Akwel Vigo, BorgWarner, CTAG et plusieurs sous-traitants installés autour de Vigo. Les fonds doivent financer des formations, un accompagnement vers l’emploi et des aides à la mobilité.
Dans son document, la Commission européenne relie cette crise à la faiblesse de la demande européenne, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et au déplacement des investissements vers les véhicules électriques.
Bruxelles relève surtout un écart de compétitivité spectaculaire : le coût du travail représente environ 90 euros par véhicule au Maroc, contre 850 euros en Espagne. Le royaume et la Turquie absorbent ainsi une grande partie des nouvelles capacités industrielles, tandis que les usines espagnoles doivent multiplier les gains de productivité pour rester compétitives.
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L’aide européenne ne finance donc pas les entreprises, mais la reconversion des salariés victimes de cette restructuration. Les premières mesures doivent démarrer en septembre 2026