La Belgique veut recruter plus facilement à l’étranger : une nouvelle possibilité pour les diplômés marocains
La Belgique vient d’adopter définitivement une réforme destinée à faciliter le recrutement de travailleurs hautement qualifiés originaires de pays extérieurs à l’Union européenne, dont les Marocains. La carte bleue européenne prévoit notamment un délai maximal de 90 jours pour l’examen des dossiers complets.
Après son adoption en commission parlementaire le 14 octobre, la réforme de la carte bleue européenne vient de franchir sa dernière étape à la Chambre des représentants. Le feu vert définitif, annoncé vendredi 6 novembre par la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, ouvre la voie à des procédures simplifiées pour les entreprises souhaitant recruter des compétences spécialisées à l’étranger.
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La principale mesure concerne le traitement des demandes, limité à 90 jours maximum à compter du dépôt d’un dossier complet. Ce dispositif s’adresse aux ressortissants non européens disposant des qualifications requises et d’une offre d’emploi répondant aux conditions de la carte bleue. Les diplômés marocains peuvent donc en bénéficier lorsqu’ils remplissent ces critères.
Des démarches facilitées, mais des conditions maintenues
La réforme vise également à faciliter les déplacements professionnels des titulaires de la carte bleue au sein de l’Union européenne. Ceux-ci pourront effectuer certaines missions temporaires dans d’autres États membres sans solliciter une autorisation de travail supplémentaire.
Les exigences en matière de rémunération, de qualifications professionnelles et de contrat de travail restent applicables. Les seuils de salaire dépendent notamment de la région belge concernée.
La ministre Anneleen Van Bossuyt défend cette évolution en invoquant les besoins des entreprises belges en compétences spécialisées. La Belgique s’était déjà tournée vers le Maroc pour recruter des informaticiens, notamment en Flandre, où des entreprises peinaient à pourvoir leurs postes.
Le texte adopté renforce parallèlement les moyens de lutte contre les recrutements fictifs. L’Office des étrangers pourra refuser plus facilement des demandes présentant des documents suspects ou impliquant des sociétés créées principalement pour faciliter l’entrée de ressortissants étrangers sur le territoire.
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La réforme, confirmée dans un communiqué de la N-VA du 6 novembre, intervient après plusieurs mois de préparation. Le projet avait été approuvé par le gouvernement en mai, puis par la commission parlementaire en octobre. Sa mise en application dépend désormais des formalités de publication et d’entrée en vigueur.