CAN 2025 : la déferlante française, plus de 100 000 supporters attendus au Maroc
Les tribunes marocaines parleront français. À trois jours du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations, la Confédération africaine de football (CAF) a révélé des chiffres impressionnants : sur le million de billets vendus, la France s’impose comme le premier marché hors du continent, portée par une diaspora mobilisée et la proximité géographique.
L’engouement est chiffré et il est massif. Au 31 octobre, 109 237 billets avaient déjà trouvé preneurs depuis l’Hexagone. Un record absolu qui place la France très loin devant la Belgique, deuxième pays non-africain, qui ne comptabilise que 7 000 tickets. Pour des milliers de MRE, cette CAN organisée de l’autre côté de la Méditerranée, du 21 décembre au 18 janvier, sonne comme une évidence logistique et affective.
La fête du football et des racines
Pour les supporters interrogés par France Info, ce voyage dépasse le simple cadre sportif. C’est le cas de Chaher, 28 ans, Franco-Comorien qui a déclenché son plan dès la qualification des Cœlacanthes. « Le Maroc est vraiment proche… Rien que le fait d’être qualifiés, pour nous, c’est historique », explique-t-il. Au-delà du soutien à son équipe, il voit l’événement comme une célébration de la fraternité africaine en banlieue française, emportant dans ses valises des drapeaux de l’Algérie, du Sénégal et du Congo pour « se charrier » dans une ambiance festive.
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Même son de cloche chez Sarah, 27 ans, qui assistera au match d’ouverture entre le Maroc et les Comores. Pour cette Franco-Marocaine, l’événement s’apparente aux « JO de Paris » : une occasion unique à ne pas manquer, doublée d’un retour aux sources dans la maison familiale de Marrakech. « Pour une fois que ça se passe chez nous, ce serait bête de ne pas y aller », résume-t-elle.
L’argument économique décisif
Outre l’attachement émotionnel, l’accessibilité du Maroc joue un rôle clé. Edine, 37 ans et supporter des Fennecs, a fait ses calculs. Contrairement à la précédente édition en Côte d’Ivoire ou à la future Coupe du monde aux États-Unis, le budget pour le Royaume reste abordable. « Rien que le billet d’avion pour les USA, je l’ai payé plus cher que les quatre billets pour aller au Maroc avec ma femme et mes enfants », confie ce passionné qui a parié sur le parcours de l’Algérie en achetant des places pour les phases finales.
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Entre ferveur patriotique, retrouvailles familiales et opportunité touristique, la CAN 2025 s’annonce comme un grand pont jeté entre la France et le Maroc.