Casablanca : les prix baissent, les transactions plongent
À Casablanca, le marché immobilier a marqué le pas au premier trimestre 2026. Les prix reculent, surtout pour les terrains, tandis que les transactions chutent fortement dans presque toutes les catégories.
Le marché immobilier casablancais traverse une période de net ralentissement. Au premier trimestre 2026, les prix des actifs immobiliers dans la capitale économique ont baissé de 2,7 % par rapport au trimestre précédent, selon la dernière note de Bank Al-Maghrib et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie.
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Le recul est particulièrement visible dans le résidentiel, où les prix ont diminué de 3 %. Les appartements, segment le plus suivi du marché, affichent une baisse de 3 %, tandis que les maisons reculent de 1,8 % et les villas de 1,5 %. Mais le signal le plus marquant vient des ventes, en forte baisse.
À Casablanca, le nombre total de transactions immobilières a chuté de 37,8 % sur un trimestre. Dans le résidentiel, les ventes ont reculé de 37,6 %. Les appartements enregistrent une baisse de 36,9 %, tandis que les maisons et les villas sont encore plus touchées, avec des transactions en repli de 57,6 % et 51,9 %.
Le foncier connaît aussi un coup de frein important. Les prix des terrains urbains ont baissé de 5,7 %, soit l’un des replis les plus marqués dans la ville. Les transactions sur ce segment ont diminué de 42,1 %, signe d’un marché plus prudent et d’acheteurs moins pressés de se positionner.
Un contraste apparaît toutefois du côté des biens professionnels. Les prix des locaux commerciaux ont augmenté de 2,2 % et ceux des bureaux de 4,1 %. Mais cette résistance des prix ne se traduit pas par une dynamique des ventes. Les transactions ont baissé de 36,5 % pour les locaux commerciaux et de 42,3 % pour les bureaux.
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Ces chiffres montrent un marché casablancais à deux vitesses. Les prix reculent dans le résidentiel et le foncier, tandis que les biens professionnels résistent en valeur. Mais dans tous les cas, les ventes ralentissent fortement. Pour les acheteurs, notamment les MRE et les investisseurs, cette situation peut ouvrir des marges de négociation. Pour les vendeurs, elle confirme un marché plus difficile, où les délais et les discussions risquent de s’allonger.