Cate Blanchett : Quand un tournage au Maroc vire au cauchemar
Présente à Cannes, l’actrice Cate Blanchett est revenue sur sa carrière. Elle a notamment évoqué le tournage du film « Babel » au Maroc, marqué par l’accident de son fils et la méthode stricte de son réalisateur.
Lors de ce tournage, l’Australo-Américaine devait incarner une mère endeuillée. Au même moment, son fils a été victime d’un accident au Maroc. L’actrice explique s’être retrouvée « un peu à fleur de peau » face à cet événement. C’est dans ce climat que le réalisateur Alejandro González Iñárritu a interrompu la scène du bus dans la montagne. Il a vivement critiqué la prise en cours, exigeant de son équipe qu’elle trouve immédiatement une solution pour éviter que le long-métrage ne tombe à plat.
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Cette méthode de direction a fonctionné. Aujourd’hui, l’actrice estime qu’un cinéaste peut se permettre d’être « robuste ou exigeant » à condition de laisser ses collaborateurs s’exprimer. Dans un entretien relayé par Soir Mag, elle avoue d’ailleurs en riant que son regard désemparé à l’écran reflétait peut-être sa crainte de voir le réalisateur revenir pour la réprimander. Au fil du temps, elle a appris à privilégier ce travail sur des « sables mouvants » pour garder un certain degré d’humilité à chaque projet.
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Cette flexibilité s’accompagne parfois d’astuces techniques sur les plateaux. Sur le tournage de « Blue Jasmine », le réalisateur Woody Allen avait pour habitude de ne faire qu’une seule prise avant de s’en aller. Pour en obtenir de nouvelles, la comédienne prétextait que son accent australien réapparaissait. Elle reprenait ainsi à son compte un subterfuge initialement utilisé par Penélope Cruz. Une capacité d’adaptation que l’artiste manie avec aisance, même si elle admet une lacune : elle ne sait plus faire de claquettes.