Hiba Abouk (ex d’Achraf Hakimi) “virée” d’une série en France pour avoir défendu la Palestine
L’actrice espagnole Hiba Abouk a vu une porte se fermer brutalement en France l’année dernière, perdant un rôle dans une série. La raison n’était pas artistique mais politique : sa prise de position publique en faveur de la cause palestinienne a conduit la production à l’écarter.
Dans un entretien accordé à l’agence EFE il y a quelques jours, la comédienne de 38 ans révèle les coulisses de cette éviction. Elle explique avoir été « retirée » du projet peu après s’être exprimée pour la première fois sur le conflit. Elle a appris par la suite que l’équipe de production et de réalisation était de confession juive.
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Loin de regretter cette perte, elle affirme s’en réjouir, estimant que ceux qui lui ferment la porte pour ce motif lui « rendent service ». Elle pointe une vraie différence entre l’Espagne et la France, évoquant l’existence dans l’Hexagone d’un « lobby juif dans le monde du cinéma très établi » qui n’existe pas, selon elle, de l’autre côté des Pyrénées.
« J’oublie l’actrice que je suis »
Pour Hiba Abouk, l’urgence de la situation à Gaza, qu’elle qualifie de « génocide », impose des choix radicaux. Elle considère qu’il est impossible de « détourner le regard » et se dit prête à sacrifier sa carrière pour ses convictions. « À partir du moment où je prends cette décision, j’oublie l’actrice que je suis », assure-t-elle, déplorant le manque de courage de ceux qui n’osent pas s’exprimer par peur des représailles professionnelles.
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Cette rupture partielle avec le milieu français s’accompagne d’une volonté de se tourner vers le cinéma arabe. D’origine tunisienne, elle souhaite exploiter sa maîtrise de la langue pour explorer de nouveaux horizons, ayant déjà tourné un film avec le réalisateur Dhaffer L’Abidine. Elle en profite pour critiquer les stéréotypes persistants en France, où elle juge que le « racisme » cantonne encore trop souvent les acteurs d’origine maghrébine aux rôles de délinquants, contrairement à une Espagne qu’elle trouve plus ouverte sur la diversité des rôles.