Ces députés marocains qui ne paient pas la pension alimentaire de leurs enfants

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

L’exemplarité en prend un coup. Cinq parlementaires marocains ont vu leurs indemnités mensuelles saisies par la justice. La raison ? Ils refusaient de verser la pension alimentaire à leurs ex-épouses et à leurs enfants, alors même qu’ils siègent pour voter les lois.

L’affaire fait grand bruit dans les couloirs de l’hémicycle. La justice a ordonné la saisie à la source des indemnités de cinq députés, contraints par la force publique à honorer leurs dettes familiales. Parmi eux, un élu de la région Rabat-Salé-Kénitra aurait même tenté, dans la panique, de négocier la discrétion avec l’administration financière du Parlement, suppliant que l’affaire ne s’ébruite pas pour ne pas devenir la risée de son groupe politique.

À lire : Hiba Abouk réagit à la polémique autour de son divorce avec Achraf Hakimi

Le paradoxe est cinglant. Ces représentants de la nation, chargés de défendre les droits des citoyens, se retrouvent en infraction sur des obligations morales élémentaires. Certains cas relèvent de la négligence, mais d’autres s’apparentent à de la mauvaise foi caractérisée : un député, pourtant réputé fortuné, aurait accumulé jusqu’à 200 000 dirhams d’arriérés de pension avant que la justice ne bloque ses virements.

À lire : Faudel rattrapé par la justice au Maroc

Si la saisie sur salaire est une première étape, ces élus ont frôlé le pire. Le Code pénal marocain (articles 479 et 480) prévoit des peines de prison ferme pour abandon de famille et refus de paiement de la pension alimentaire. Désormais, avec la mise en place prochaine d’une plateforme numérique par le ministère de la Justice pour traquer les mauvais payeurs, l’étau se resserre. Pour ces « pères la loi » qui oublient d’être pères tout court, l’immunité parlementaire ne couvre pas l’irresponsabilité familiale.

  • Maroc : Un mari condamné par la justice à retourner vivre avec sa femme !

    Le tribunal de première instance d'El Jadida a rendu un jugement imposant à un époux de retourner au domicile conjugal, une décision qui ravive le débat sur les responsabilités matrimoniales et l'intervention du juge dans la sphère privée. Cette jurisprudence s'appuie sur les dispositions du Code de la famille relatives à la cohabitation obligatoire et à la gestion commune des affaires du foyer.

  • Divorce à 500 000 dirhams : Le tribunal de Larache impose un ultimatum financier au mari

    Un habitant de Larache se retrouve face à un dilemme coûteux : payer plus d'un demi-million de dirhams ou rester marié. Le tribunal a fixé une condition suspensive stricte à sa demande de divorce, transformant la rupture en une lourde transaction financière.

  • Faudel devant la justice au Maroc

    Le chanteur de raï Cheb Faudel, dont le vrai nom est Faudel Belloua, comparaît ce vendredi devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Marrakech.

  • Des ennuis judiciaires pour Faudel au Maroc

    Le chanteur de raï Faudel a comparu ce vendredi 7 février devant le tribunal de première instance de Marrakech pour une affaire de négligence familiale. L'audience a été reportée au 7 mars prochain.

  • L'influenceuse du « divorce le plus cher du Maroc » en prison

    La justice a ordonné jeudi le placement en détention provisoire de l'influenceuse Soukayna Benjeloun à Casablanca. Connue sur les réseaux sociaux pour avoir médiatisé ce qui a été qualifié de « divorce le plus cher du Maroc », elle fait l'objet de poursuites judiciaires initiées par son ancien époux.

  • Maroc : des hauts responsables interdits de quitter le territoire

    Les juges d'instruction des trois tribunaux des crimes financiers des régions de Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès et Marrakech-Safi ont fermé les frontières à de nombreux élus, y compris des parlementaires des deux chambres, de nombreux « hauts responsables », ainsi que des fonctionnaires, des techniciens et des entrepreneurs.

  • Après la chute de son fils dans un égout, il traîne la ville de Tanger en justice

    Un père de famille a traîné la commune de Tanger devant la justice. On reproche à la municipalité une négligence après la chute d'un enfant mineur dans une bouche d'égout restée ouverte sur la voie publique.

  • Faudel rattrapé par la justice au Maroc

    Accusé par son ex-femme franco-algérienne de refuser de lui verser la pension alimentaire, l'artiste algérien naturalisé marocain Faudel devra se présenter prochainement devant le tribunal de première instance de Marrakech.

  • Polygamie et mariage de la Fatiha : le grand désordre des sites de rencontre marocains

    Le phénomène des pages proposant des services de médiation pour le « mariage de la Fatiha » ou la polygamie prend une ampleur inédite sur les réseaux sociaux au Maroc. Cette situation a poussé un parlementaire à interpeller officiellement le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, via une question écrite.

  • Les Marocaines paieront aussi la pension alimentaire à leurs ex-maris

    Au Maroc, les femmes ayant un revenu supérieur à celui de leur conjoint pourraient avoir à verser une pension alimentaire (Nafaqa) à ce dernier en cas de divorce, a récemment affirmé Abdellatif Ouahbi, le ministre de la Justice.