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Quand les stars du cinéma mondial se donnent la réplique à Ouarzazate

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15 mars 2006 - 11h37 - Culture

La reprise des tournages de films à Ouarzazate, en ce début de 2006, semble prometteuse. Quatre grandes stars du cinéma mondial se donnent finement la réplique dans "Home of the braves", un long-métrage américain tourné actuellement dans les studios naturels du Hollywood du Maroc.

Curtis Jackson, dit "fifty cent", Samuel L. Jackson, Eva Mendez et Jessica Biel, autant de têtes d’affiche dont les noms résonnent fortement dans toutes
les grandes manifestations du cinéma.

A Ouarzazate, ils ne passent pas inaperçus. Tout le monde veut s’approcher d’eux, qui veut une photo souvenir, qui un autographe et qui seulement aspire à voir de près les stars. Après la cité américaine de Spokane, c’est au tour de la ville du calme de leur permettre de parfaire cette grande production dirigée par un fin connaisseur des dédales du 7-ème art : Irwin Winkler.

Une vieille connaissance du grand écran, puisqu’il n’est autre que le réalisateur de la
fameuse "Liste noire", avec Robert De Niro et le producteur de la saga "Rocky", avec Sylvestre Stallone. Cette nouvelle pellicule de Winkler, a choisi pour thème l’intervention américaine en Irak qui se transforme, de plus en plus, en un sujet de réflexion pour de nombreux cinéastes et écrivains.

Ainsi, et après Sam Mendes et son "Jarhead" sorti en France le 11 janvier dernier, c’est au tour du réalisateur du "biopic musical De-Lovely", un drame musical sur la vie du jazzman américain Cole Porter, de plancher sur cette délicate question avec "Home of the brave". Pour le cinéma américain, ce n’est sûrement pas la dernière fois.

Au moment où le Vietnam continue de constituer, à la fois, la muse et le pactole de beaucoup de maisons de production, l’Irak a vite fait oublier l’Afghanistan et donné à chaud le flanc aux kilomètres de pellicules, alors que son destin reste pour l’instant des plus inconnus.

Les cinéastes veulent surtout se pencher sur les traumatismes de la guerre.

Des changements d’attitudes et d’habitudes, des comportements anodins, des
réactions inhabituelles, des émotions extravagantes.
Ex abrupto, ces Hommes se transforment et ne sont plus les mêmes. Leurs vies ont bel et bien changé. Les makers-movies ont déjà excellé dans ce genre de création. On n’est pas loin d’un certain "Forest gump" ou encore du "Soldat Rayan" interprétés tous les deux par l’incontournable Tom Hanks. C’est dire combien est difficile ce retour au bercail pour les soldats américains qui combattent souvent à des milliers de kilomètres, loin de chez eux.

Et naturellement, les psychologues américains ne sont pas restés
indifférents face à ce phénomène. Ils ont mené une multitude d’études et de recherches. Leurs résultats semblent converger tous vers un point : la guerre laisse toujours ses stigmates indélébiles. Quant à la petite histoire de "Home of the braves", elle s’intéresse à l’itinéraire de trois soldats américains qui ont combattu en Irak et reviennent dans leur pays natal. Les séquences narratives du film confirment qu’il n’est jamais facile d’opérer un retour à la vie normale, après de telles catastrophes.

Des heurts, des confrontations, des chocs, des déboires, autant d’éléments qui meublent une vie qui n’est déjà plus la même. Samuel L. Jackson interprétera un médecin de guerre, qui, après avoir passé plusieurs mois au
front, reprend une activité régulière dans sa ville d’origine. Son épouse ne tardera pas à découvrir qu’il n’est plus vraiment le même homme. Comme lui, y’en a beaucoup au pays de l’Oncle Sam.

Mustapha Elouizi - Map

Mots clés: Cinéma , Ouarzazate

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