Circoncision en Belgique : le parcours se complique pour obtenir un remboursement
À partir du 1er juin 2026, les formalités pour la prise en charge de la circoncision évoluent en Belgique. Si le motif médical demeure la seule condition requise, les démarches administratives se durcissent selon l’âge du patient.
L’assurance soins de santé maintient son principe fondamental : l’opération n’est couverte que si elle répond à une véritable nécessité clinique. Toutefois, comme l’indique l’INAMI, les modalités pratiques changent dès le début du mois de juin afin de garantir le respect de la législation. Les médecins ne sont toujours pas tenus de solliciter un accord préalable auprès de la mutualité, mais ils doivent impérativement constituer un dossier médical exhaustif. Ce dernier doit compiler les preuves du diagnostic, telles que des photographies, des examens d’imagerie, des analyses microbiologiques ou un rapport anatomo-pathologique. Ces pièces resteront à la disposition des instances pour d’éventuelles vérifications ultérieures.
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La principale nouveauté cible les garçons âgés de moins de six ans. Pour cette tranche d’âge, le praticien doit obligatoirement transmettre un formulaire standardisé de notification au médecin-conseil avant d’opérer. Sans la réception de ce document officiel détaillant les observations diagnostiques, l’organisme refusera tout remboursement aux familles. Sur le plan comptable, cette intervention pédiatrique fait l’objet d’une facturation spécifique via le nouveau code 262614-262625.
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Pour les patients de six ans et plus, la procédure diffère légèrement. La facturation s’effectue sous la nomenclature 260934-260945, remplaçant ainsi l’ancienne facturation unique. Si l’envoi d’un formulaire préalable n’est pas exigé dans ce cas de figure, l’obligation de conserver un dossier justificatif rigoureux demeure intacte. Les services de contrôle de la mutualité et de l’INAMI se réservent le droit d’inspecter a posteriori la validité médicale de l’acte pour autoriser son remboursement.