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Mustapha Tabet, ce Marocain qui a violé et filmé 518 femmes !

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10 août 2019 - 15h00 - Société

Dans tous les domaines, il existe des légendes, même dans celui du crime. Il y a quelques années, le Maroc a connu un violeur en série, qui a frappé l’opinion par le cynisme et par l’étendue de ses réalisations : Mohamed Mustapha Tabet, alias Haj, a eu à son actif plus de 500 cas de viol !

Le journal espagnol, El pais, dans l’une de ses récentes éditions, a retracé le parcours d’un criminel hors du commun, un violeur en série, qui avait la particularité d’être un homme de la justice. Il assurait les fonctions de commissaire de police. Ses états immoraux de service sont éloquents : plus de 500 femmes qu’il a rendu victimes d’agressions sexuelles, plus précisément de viol.

Avant d’être jugé, condamné à mort, le 15 mars 1993, et exécuté, le 5 septembre de la même année, dans une forêt de Kénitra, non loin de Rabat, Haj avait mis en place tout un système macabre d’actions de viol et de conservation des données liées à ces actes criminels.

Soigneusement, que ce soit dans une voiture ou dans un appartement spécialement loué à cet effet, sur les lieux de commission des agressions sexuelles qu’il exerçait sur toutes les femmes possibles, tous domaines professionnels et toutes générations confondues, il avait mis en place un système audiovisuel discret d’enregistrement des actes de viol, dont étaient victimes, en même temps, parfois, dans le même lit, une fille, sa mère et sa grand-mère. Ceci a donné lieu à des films pornographiques qui se retrouvaient sur le marché spécialisé en la matière.

Justement, grâce à l’une de ces productions audiovisuelles, comme le relate une parution de l’année 2007 du média marocain Tel Quel, en 1992, à Milan, Saïd, un Italo-marocain, s’apprêtait à regarder l’un de ces films pornographiques, avec des amis, quand il s’est rendu compte que l’une des actrices était sa sœur. Ainsi, il est rentré à Casablanca, au Maroc, a conduit une investigation concluante ayant débouché sur d’autres révélations de viol et sur une plainte dont l’instruction a permis de remonter progressivement à tout ce que perpétrait le Commissaire de police, Mohamed Mustapha Tabit, alias Haj. Ceci a finalement conduit à son arrestation et, plus tard, à son jugement, à sa condamnation à la peine capitale et à son exécution.

Contraste des contrastes ! D’une part, l’homme bénéficiait de la protection de l’appareil d’Etat, ce qui fait que le démantèlement de son système ne fut pas facile. D’autre part, Haj, connu publiquement comme un bon commissaire de police, était irréprochable : il ne fumait pas ni ne buvait et avait, à plusieurs reprises, effectué le pèlerinage à La Mecque, il priait cinq fois par jour et se rendait tous les vendredis à la mosquée, à en croire le journal, El pais.

Ce média a continué à faire savoir qu’en réalité, Mohamed Mustafa Tabit, un citoyen bien croyant, âgé de 54 ans, était originaire de Beni Melal, une ville du centre du Maroc. Père de cinq enfants obtenus à l’issue d’un second mariage, le premier ayant été brisé du fait qu’en 1970, l’épouse de cette époque lui avait été détournée par un commandant de la police, qui l’avait fait envoyer en prison sous de fausses accusations, jeune professeur d’arabe qu’il était. Quatre ans plus tard, sauvé d’une dépression, il entra dans la police, par un concours auquel il avait réussi, à Casablanca. Haj, dans ses œuvres sordides, a totalisé 518 femmes violées dont 20 mineures, pour pas moins de 118 vidéos tournées.

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