Des détenus étrangers maltraités au Maroc ? la réponse de l’administration pénitentiaire
La DGAPR rejette les accusations de maltraitance visant dix détenus espagnols incarcérés à Tétouan et Tanger. L’administration dément tout traitement inhumain, précisant que les conditions de détention respectent les normes et font l’objet d’un suivi médical et consulaire régulier.
Les accusations de conditions « inhumaines » relayées par la presse espagnole concernent dix ressortissants condamnés pour trafic de drogue. La délégation souligne que les demandes de transfert vers l’Espagne, formulées par sept prisonniers à Tétouan, relèvent de procédures juridiques spécifiques et de démarches particulières échappant à sa compétence directe.
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Concernant un détenu souffrant de troubles digestifs, l’administration assure qu’il bénéficie d’un régime adapté et a reçu douze consultations médicales ainsi que deux transferts hospitaliers. La prétendue tentative de suicide d’un autre prisonnier a été requalifiée en blessure légère à la main, infligée par l’intéressé avec une brosse à dents pour des motifs strictement personnels.
À la prison de Tanger 2, les allégations de malnutrition et de surpopulation ont été fermement démenties. Les cellules, régulièrement traitées — la dernière opération datant du 5 mars 2026 —, sont équipées de lits et de couvertures en quantité suffisante. Les détenus reçoivent des repas quotidiens conformes au cahier des charges et participent à des activités sportives.
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L’organisation des visites s’effectue désormais via une application électronique, avec des facilités accordées aux familles venant de l’étranger. Enfin, la DGAPR précise que les représentants consulaires espagnols effectuent des visites régulières auprès de leurs ressortissants sans avoir jamais formulé d’observations corroborant les plaintes publiées dans les médias.