Des détenus étrangers maltraités au Maroc ? la réponse de l’administration pénitentiaire

- 18h00 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

La DGAPR rejette les accusations de maltraitance visant dix détenus espagnols incarcérés à Tétouan et Tanger. L’administration dément tout traitement inhumain, précisant que les conditions de détention respectent les normes et font l’objet d’un suivi médical et consulaire régulier.

Les accusations de conditions « inhumaines » relayées par la presse espagnole concernent dix ressortissants condamnés pour trafic de drogue. La délégation souligne que les demandes de transfert vers l’Espagne, formulées par sept prisonniers à Tétouan, relèvent de procédures juridiques spécifiques et de démarches particulières échappant à sa compétence directe.

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Concernant un détenu souffrant de troubles digestifs, l’administration assure qu’il bénéficie d’un régime adapté et a reçu douze consultations médicales ainsi que deux transferts hospitaliers. La prétendue tentative de suicide d’un autre prisonnier a été requalifiée en blessure légère à la main, infligée par l’intéressé avec une brosse à dents pour des motifs strictement personnels.

À la prison de Tanger 2, les allégations de malnutrition et de surpopulation ont été fermement démenties. Les cellules, régulièrement traitées — la dernière opération datant du 5 mars 2026 —, sont équipées de lits et de couvertures en quantité suffisante. Les détenus reçoivent des repas quotidiens conformes au cahier des charges et participent à des activités sportives.

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L’organisation des visites s’effectue désormais via une application électronique, avec des facilités accordées aux familles venant de l’étranger. Enfin, la DGAPR précise que les représentants consulaires espagnols effectuent des visites régulières auprès de leurs ressortissants sans avoir jamais formulé d’observations corroborant les plaintes publiées dans les médias.

  • Le Maroc « ne maltraite pas » le détenu algérien Raouf Belkacemi

    La Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a apporté un démenti formel, ce dimanche 18 janvier, aux rumeurs de maltraitance visant le ressortissant algérien Raouf Belkassmi incarcéré à Rabat. Cette mise au point répond à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dénonçant des sévices qui seraient infligés au détenu au sein de l'établissement.

  • Plusieurs dizaines de Français incarcérés dans les prisons marocaines

    Les prisons marocaines comptent au total 95 685 détenus, dont 1 598 étrangers, dont des Français, purgeant des peines pour des délits liés au trafic de drogue entre autres. C'est ce qu'indique un récent rapport de la Délégation générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion.

  • « Escobar du désert » transféré dans une autre prison

    La Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) a décidé d'opérer le transfert du trafiquant de drogue international malien Haj Ahmed Ben Ibrahim surnommé « l'Escobar du désert », initialement détenu à la prison d'El Jadida avant d'être transféré à la prison locale d'Ain Sebaâ 1.

  • Combien de Français sont-ils en prison au Maroc ?

    Selon le dernier décompte de la Délégation générale de l'Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), bon nombre de Français figurent parmi les étrangers détenus dans les prisons marocaines.

  • L'« Escobar du désert » victime d'une tentative de meurtre ?

    La Délégation Générale à l'Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) a opposé un démenti formel aux informations selon lesquelles le trafiquant de drogue international malien surnommé « l'Escobar du désert », initialement détenu à la prison d'El Jadida avant d'être transféré à la prison locale d'Ain Sebaâ a été victime de deux tentatives d'assassinat en lien avec l'affaire pour laquelle il est poursuivi.

  • Combien de détenus français dans les prisons marocaines ?

    Un récent rapport de la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), présenté dans le cadre des discussions sur le budget 2025, dresse un état des lieux de la population carcérale étrangère au Maroc.

  • Belgique : l'impossible renvoi des détenus marocains

    La Belgique peine à désengorger ses prisons via le transfèrement des détenus marocains vers leur pays d'origine. Les obstacles diplomatiques et la sévérité des peines bloquent de nombreuses procédures de renvoi, malgré une saturation record du système.

  • Français disparu au Maroc : La police marocaine recadre Le Figaro

    La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a réfuté les allégations du journal Le Figaro concernant un prétendu manque de diligence dans l'affaire d'un ressortissant français, Clément Besneville, disparu à Rabat en 2024. Dans un communiqué détaillé, l'institution affirme que les investigations se poursuivent activement et qu'une communication régulière a été maintenue avec la famille et les autorités françaises.

  • Une association marocaine écrit à Abdelmadjid Tebboune

    Une association marocaine a adressé une lettre ouverte au président algérien Abdelmadjid Tebboune, sollicitant une grâce pour des centaines de jeunes détenus. À l'approche du Ramadan, les familles espèrent un geste humanitaire pour mettre fin à leur calvaire judiciaire.

  • La frontière Maroc-Algérie ouverte quelques minutes

    Le poste frontière de Zouj Bghal a brièvement ouvert ses portes mardi pour permettre le retour de 22 ressortissants marocains détenus en Algérie. Ce transfert intervient dans un contexte de tensions sécuritaires et judiciaires croissantes entre les deux pays voisins.