Détresse chez les bazaristes tangérois

- 17h30 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Les conséquences du coronavirus accentuent la crise chez les bazaristes de Tanger. Criblés de dettes et faute de clients, ces derniers sont menacés de faillite et voient se profiler à l’horizon, des jours sombres pour la profession.

Sale temps pour les bazaristes. Ces vendeurs d’articles artisanaux dont la clientèle est essentiellement composée de touristes étrangers ne savent plus où donner de la tête. Deux mois après le déconfinement, la reprise de leur activité est toujours compromise.

Acculés par les dettes et faute de clients, ils sont nombreux à désespérer et prêts à rendre le tablier. Mohammed Bekkouri Alami, président de l’association des bazaristes de Tanger, peint un tableau très peu reluisant de la situation. « La situation demeure incertaine et constitue une réelle menace de faillite collective pour la profession. La plupart d’entre nous n’ont pas les moyens de régler le loyer et les frais d’électricité de leurs locaux. Les professionnels ont choisi de ne pas ouvrir leurs locaux devant cette situation et par manque de touristes  », explique-t-il. Le comble d’après lui, c’est que «  Beaucoup d’entre nous ont eu recours au crédit pour s’approvisionner en marchandises pour l’hiver et pendant les préparatifs pour la reprise. Une grande partie des articles achetés est presque entièrement endommagée par l’humidité… ».

Face à une telle impasse, les bazaristes de Tanger tentent de se faire entendre, en multipliant leurs demandes de soutien aux responsables. De l’avis de plusieurs professionnels locaux, la situation est pénible pour les bazaristes qui d’ailleurs, font partie des métiers les plus touchés par la crise liée au Covid-19. Pire, le maintien de Tanger dans la Zone II du fait des nombreux cas de cas de contamination au Covid-19, rend davantage la situation difficile et ne permet pas aux bazaristes d’envisager une lueur d’espoir.

Autant le dire, l’avenir est incertain pour les bazaristes en général et ceux de la ville de détroit en particulier. Ceux-ci, ont besoin d’interlocuteurs parmi les représentants des départements concernés et des institutions partenaires pour trouver une solution à leur situation, insiste Bekkouri Alami. À en croire l’acteur associatif, « nous aurons beaucoup de mal à sortir de cette crise et reprendre normalement nos activités pendant la période post-pandémie ».

  • Tanger : Les bazaristes broient du noir

    Tous les secteurs d'activités ont été durement impactés par la crise sanitaire actuelle et continuent d'en souffrir amèrement. À Tanger, les vendeurs d'articles artisanaux communément appelés bazaristes parlent de pertes très lourdes engendrées par une mévente jamais connue auparavant.

  • Les bazaristes de la place Jamaâ El-Fna en colère

    En rénovation depuis deux ans, la place Jamaâ El-Fna est toujours en chantier, suscitant la colère des bazaristes qui n'en peuvent plus de voir leurs boutiques fermées.

  • Tourisme : les professionnels d'Asilah voient leurs rêves brisés

    Alors qu'ils s'accrochaient à l'espoir de sauver la saison touristique, après plusieurs mois d'inactivités dus à la pandémie du coronavirus, les professionnels du tourisme d'Assilah voient ce rêve brisé. Et pour cause, son récent déclassement décrété par les autorités sanitaires.

  • Transport au Maroc : la fermeture de certaines villes accentue la crise

    Les professionnels du transport broient du noir suite à la fermeture, depuis le 26 juillet, de Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, toutes des destinations prisées pour le tourisme national.

  • Les traiteurs marocains crient leur désarroi

    Les traiteurs marocains sont en arrêt d'activité depuis le mois de mars en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. Ils appellent l'État à l'aide afin de sortir de cette situation qui perdure.

  • La ville d'Assilah broie du noir

    Plusieurs professionnels du tourisme n'ont plus les moyens de surmonter cette crise économique engendrée par le Covid-19. A Assilah, ils redoutent le pire pour avoir raté la saison estivale.

  • Covid-19 : la ville de Tanger toujours confinée et bouclée

    A Tanger, les habitants ont toujours besoin d'une autorisation de sortie. Dans cette grande ville du nord du Maroc, les cas d'infection au coronavirus sont en forte hausse.

  • Maroc : désarroi des transporteurs de marchandises

    La crise sanitaire n'a épargné aucun secteur d'activité au Maroc. Dans le secteur du transport de marchandise, les professionnels font part d'une forte baisse de leur activité et restent très pessimistes quant à une reprise rapide du secteur.

  • À Tanger, le coronavirus a ruiné la saison estivale pour les hôteliers

    L'été de cette année aura été la pire saison estivale pour les hôteliers de Tanger qui n'ont pu réaliser des chiffres d'affaires auxquels ils s'attendaient. En cause, les mesures restrictives notamment l'interdiction de déplacements de et vers huit villes pour freiner la propagation du coronavirus.

  • Au Maroc, les professionnels du tourisme dans le désert crient leur détresse

    Le coronavirus a produit un impact négatif sur le tourisme dans la zone de Merzouga et toute la région du Tafilalet. En l'absence de visibilité sur le secteur, les professionnels lancent un appel de détresse.