200 dirhams pour quelques cacahuètes et trois dattes à Marrakech : le vendeur finit au commissariat
Un vendeur de la place Jamaâ El-Fna a été interpellé après avoir réclamé 200 dirhams à un touriste pour quelques cacahuètes, trois dattes et deux morceaux de figue sèche. Filmée, la transaction a également entraîné la fermeture de son étal.
La scène s’est déroulée vendredi 11 septembre à Marrakech. Un touriste, présenté par la presse locale comme un influenceur français, s’est arrêté devant une charrette proposant des fruits secs sur la place Jamaâ El-Fna.
Sa commande était particulièrement réduite : environ 50 grammes de cacahuètes sucrées, trois dattes et deux morceaux de figue sèche. Le vendeur lui aurait pourtant demandé 200 dirhams, soit environ 18 euros.
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Le visiteur a filmé la transaction avant de diffuser les images sur les réseaux sociaux. Rapidement relayée, la vidéo a suscité de nombreuses réactions et permis aux autorités d’identifier le marchand. À Marrakech, une précédente vidéo tournée par des touristes avait déjà permis l’arrestation d’un faux guide.
L’étal fermé, le vendeur conduit au commissariat
Les policiers ont interpellé le vendeur dans la soirée, en coordination avec le cinquième arrondissement de police de Marrakech. Il a ensuite été placé en garde à vue sur instruction du parquet, dans l’attente des résultats de l’enquête.
Les autorités locales seraient également intervenues pour suspendre l’activité et fermer le point de vente. Les investigations devront notamment établir les circonstances exactes de la transaction et déterminer les éventuelles infractions pouvant être retenues contre le commerçant.
Cette réaction rapide intervient dans un contexte de vigilance particulière face aux pratiques susceptibles de nuire à l’image touristique de Marrakech. En mars dernier, l’arnaque filmée d’un faux guide dans la médina avait déjà provoqué l’intervention immédiate de la police.
L’affaire rappelle aussi un précédent survenu au même endroit : en 2019, un charmeur de serpents avait réclamé 450 dirhams à une touriste pour une simple photo. Cette fois, quelques fruits secs facturés 200 dirhams auront suffi à conduire le vendeur au commissariat.