Marrakech : les faux guides de trop
Alors que le Maroc vise 26 millions de touristes d’ici 2030, Marrakech fait face à une prolifération de services clandestins. Cette situation exaspère les professionnels, qui alertent sur les dangers pour l’économie et la sécurité des visiteurs.
Près de la place Jemaa el-Fna, les affiches publicitaires anonymes et les faux guides étrangers se multiplient. Salouane Berrada, président de l’Association des agences de voyages de Marrakech, dénonce auprès d’Hespress une concurrence déloyale et une évasion fiscale massive. Il s’alarme face à ces prestataires sans assurance proposant des excursions à 200 dirhams, affirmant que ce vide légal pose de nombreuses questions quant à la garantie de la sécurité des touristes.
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Cette offre tarifaire attire une clientèle cherchant des prix cassés, au détriment d’un réel apport pour l’économie nationale. le représentant syndical des guides estime qu’un tarif de 200 dirhams incluant transport, quad, balade à dos de chameau et dîner est totalement illogique. Il affirme que ces prestations cachent d’autres objectifs et qu’on y sent « une odeur de blanchiment d’argent ».
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Les professionnels exigent une application stricte de la loi et une meilleure formation pour pallier la désinformation des voyageurs. Pourtant, ce secteur illégal trouve quelques défenseurs au niveau institutionnel grâce à sa capacité d’hébergement. L’ancienne secrétaire d’État Lamia Boutaleb soulignait ainsi que l’informel revêt une « grande importance » pour parvenir à accueillir un volume toujours plus important de vacanciers.