Drame de Mouscron : 5 ans de prison requis contre le beau-père des deux enfants marocains tués
Le tribunal correctionnel de Tournai a requis cinq ans de prison contre un automobiliste impliqué dans une course-poursuite. En 2021, ce drame routier survenu à Mouscron avait coûté la vie à ses deux beaux-enfants d’origine marocaine.
L’homme de 44 ans a comparu ce jeudi, affaibli et en larmes, pour répondre d’homicide involontaire et d’entrave à la circulation. Face à lui, le ministère public a réclamé une peine ferme, tandis que son avocat a plaidé pour un sursis simple. Cette audience replonge la justice dans la tragédie du 13 février 2021, survenue sur la route express N58. Ce jour-là, aux alentours de 14 heures, un accrochage sur le parking d’un supermarché de Dottignies dégénère en un affrontement routier mortel impliquant son Opel Astra break et une Polo conduite par un jeune automobiliste français.
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D’après les éléments exposés par le parquet lors de l’audience, « une course-poursuite s’est engagée » et les deux véhicules « roulaient très vite ». Alors que le beau-père tentait de dépasser son adversaire, « le conducteur de la Polo a alors donné un coup de volant et l’Astra a été projetée contre un lampadaire ». Le choc latéral a été d’une brutalité inouïe, allant jusqu’à coucher le poteau d’éclairage au milieu de la chaussée. À l’arrière de la voiture familiale, Louhan, 8 ans, et sa petite sœur Leyla, 4 ans, ont été tués sur le coup, malgré le déploiement massif d’un dispositif de secours et la présence de la bourgmestre Brigitte Aubert sur les lieux.
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Le conducteur de l’Opel avait survécu à l’impact. Pris en charge alors qu’il était encore conscient, il n’avait pas eu besoin d’être désincarcéré par les pompiers avant son transfert vers un hôpital de Courtrai. La zone avait été sécurisée par six équipes de police pour permettre l’intervention d’un expert. De son côté, l’autre automobiliste impliqué dans cette course mortelle était mineur au moment des faits. Il devra affronter les mêmes chefs d’inculpation devant le tribunal de la jeunesse.