EasyJet crée 100 emplois à Marrakech… mais fait venir ses équipages de France
EasyJet a fait de Marrakech sa première base en Afrique et y a créé une centaine d’emplois. Mais quelques mois après son ouverture, des syndicats français affirment que son démarrage s’est largement appuyé sur des hôtesses et stewards venus de France.
La base a été inaugurée le 15 avril avec trois avions stationnés à Marrakech. EasyJet présentait alors cette implantation permanente comme une étape majeure de son développement au Maroc, avec 100 emplois directs créés et un objectif record de quatre millions de sièges durant sa première année d’activité.
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Mais son fonctionnement aurait nécessité davantage de renforts extérieurs que ne le laissait penser cette présentation. Selon Le Monde, les syndicats des personnels navigants français affirment que l’ouverture de la base de Marrakech s’est « beaucoup reposée » sur les hôtesses et stewards basés en France.
Concrètement, des équipages français auraient été envoyés au Maroc pour pallier des besoins de personnel. Ces déplacements font partie de ce que les salariés appellent des « trippings », des rotations qui peuvent conduire un équipage à enchaîner plusieurs jours de vols loin de sa base habituelle.
Marrakech au cœur de l’expansion d’easyJet
Le recours à ces renforts intervient alors que Marrakech occupe désormais une place centrale dans la stratégie marocaine de la compagnie. EasyJet y est devenue la deuxième compagnie en capacité et revendique désormais 30 liaisons au départ ou à destination de la ville.
Dans son annonce officielle, la compagnie expliquait également que cette implantation devait lui permettre d’assurer davantage de vols toute l’année et d’accélérer son développement vers l’Europe.
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L’utilisation importante d’équipages français ne signifie pas que les emplois annoncés à Marrakech n’ont pas été créés : easyJet affirme bien avoir recruté une centaine de personnes localement. Elle montre en revanche que, durant les premiers mois de cette expansion rapide, la nouvelle base marocaine aurait encore eu besoin de personnels provenant d’autres bases européennes pour assurer une partie de son programme.