Enlèvement en Isère : le cerveau du rapt était au Maroc

- 16h00 - France - Ecrit par : Bladi.net

Jean, 74 ans, a subi seize heures de calvaire après son enlèvement en Isère. Ses tortionnaires exigeaient trois millions d’euros en cryptomonnaies. Si les exécutants ont été écroués, le cerveau de l’opération agirait depuis le Maroc.

Le 25 janvier dernier, le quotidien de Jean a basculé dans l’horreur. À l’aube, trois hommes cagoulés ont fait irruption chez ce retraité de Voiron. Immédiatement, les coups ont plu. Les ravisseurs n’avaient qu’un objectif : obtenir les codes des portefeuilles numériques de son fils, entrepreneur dans la cryptomonnaie. Persuadés que ce dernier était millionnaire, ils ont réclamé une rançon de trois millions d’euros.

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S’en est suivie une dérive sanglante entre l’Isère et la Drôme. Séquestré dans un local associatif, le septuagénaire a subi des sévices d’une rare violence. Ses agresseurs lui ont tailladé la joue et ont tenté de lui sectionner un doigt au marteau et au couteau pour filmer des vidéos destinées à terroriser son fils. « Le but c’était que ton fils sorte les millions », lui ont lâché ses tortionnaires durant ces seize heures de calvaire.

L’enquête montre une organisation criminelle pyramidale dont le sommet se trouverait hors de France. Selon les informations de Franceinfo, le commanditaire de ce rapt a été localisé au Maroc. Cet homme, qui dirige les opérations à distance via son téléphone, est soupçonné d’être le cerveau d’au moins cinq autres enlèvements récents commis en Isère et en Haute-Savoie.

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Les exécutants, âgés de 19 à 23 ans, sont décrits comme de simples « petites mains » recrutées sur les réseaux sociaux. Agissant avec une discipline opérationnelle, ces jeunes délinquants servent de chair à canon pour des donneurs d’ordre protégés par l’éloignement géographique. Dans le cas de Jean, les trois ravisseurs ont été interpellés par la BRI de Lyon juste après avoir relâché leur victime en pleine forêt.