États-Unis : Des Marocains secrètement envoyés au Cameroun
L’administration Trump expulse des migrants en situation irrégulière, dont des Marocains, vers des pays tiers africains. Cette stratégie vise à contourner les protections légales qui empêchent leur renvoi direct dans leur pays d’origine.
Un groupe de neuf personnes, comprenant des ressortissants du Maroc, du Zimbabwe et du Ghana, a été secrètement transféré au Cameroun le mois dernier. Selon les informations révélées, ces migrants ne possédaient aucun casier judiciaire lourd, à l’exception de simples infractions routières. Surtout, huit d’entre eux bénéficiaient d’ordonnances de protection d’un juge américain, interdisant formellement leur expulsion vers leur pays natal en raison de craintes de persécution ou de torture.
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Pour contourner cette interdiction, Washington exploite une faille juridique en les renvoyant vers un État tiers, d’où ils risquent d’être ultérieurement rapatriés. Le département américain de la Sécurité intérieure défend fermement cette politique d’externalisation, assumant son utilisation comme un moyen de dissuasion pour sécuriser ses frontières et freiner l’immigration illégale.
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Le Cameroun s’ajoute ainsi à une liste d’au moins sept pays africains (dont le Rwanda, le Ghana ou l’Ouganda) ayant accepté d’accueillir ces expulsés. Le gouvernement américain a déjà déboursé plus de 40 millions de dollars pour transférer environ 300 migrants via ces accords bilatéraux, suscitant l’inquiétude des avocats quant aux violations des droits humains et à l’absence de garanties procédurales dans les pays d’accueil.