Un ex-président africain installé au Maroc veut rentrer chez lui : l’armée lui interdit le retour

- 06h00 - Monde - Ecrit par : L.A

En exil au Maroc, Umaro Sissoco Embaló préparait son retour en Guinée-Bissau ce dimanche 4 octobre pour se présenter à la présidentielle de décembre. Les militaires qui l’ont renversé en novembre 2025 viennent de lui fermer la porte, invoquant la sécurité nationale.

Le haut commandement militaire a annoncé sa décision jeudi 1er octobre, après une réunion consacrée à la situation du pays. Les conditions nécessaires au retour de l’ancien président ne sont pas réunies, affirme-t-il, selon une dépêche d’Associated Press reprise le 2 octobre par Arab News.

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Embaló comptait pourtant retrouver ses partisans dès ce week-end. Des militants avaient annoncé sur les réseaux sociaux les préparatifs de son arrivée depuis le Maroc. Quelques jours auparavant, l’ancien chef de l’État avait confirmé à l’AFP son intention de participer à l’élection présidentielle prévue le 6 décembre.

La junte oppose à ce projet la préservation de l’ordre public et de la stabilité du pays. Elle maintient également les restrictions sur les manifestations et les rassemblements politiques.

Il maintient sa candidature depuis le Maroc

Malgré la décision des militaires, Embaló assure à ses soutiens qu’il entend toujours se présenter. Il demande aux autorités judiciaires d’examiner sa candidature avec impartialité et indépendance. La question de son accès au territoire s’ajoute ainsi à celle de sa participation à l’élection.

Son départ remonte au coup d’État de novembre 2025. L’armée avait pris le pouvoir quelques jours après une présidentielle contestée, alors qu’Embaló et son adversaire revendiquaient chacun la victoire. Le processus électoral avait été suspendu avant la proclamation des résultats.

Les militaires présentent désormais les élections de décembre comme une étape vers le rétablissement d’un pouvoir civil. Entre-temps, ils ont fait adopter, lors d’un référendum en août, des changements constitutionnels renforçant les pouvoirs présidentiels et réduisant la taille du Parlement.

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C’est dans ce cadre qu’Embaló veut revenir briguer la présidence. Son arrivée était annoncée pour le 4 octobre ; le haut commandement lui interdit de rentrer, tandis que l’ancien dirigeant maintient sa candidature pour le 6 décembre.