Il dit vouloir rentrer au Maroc après avoir récupéré son permis en Espagne : le juge le maintient en rétention
Un Marocain placé en rétention aux Pays-Bas assure vouloir repartir volontairement au Maroc, après avoir récupéré ses diplômes et son permis de conduire restés en Espagne. Le tribunal refuse néanmoins de le libérer, estimant que le risque de fuite reste trop important.
L’homme, né en 1989, a été placé en rétention administrative le 4 septembre 2026. Cette mesure doit permettre aux autorités néerlandaises de préparer son éloignement vers le Maroc, selon la décision du tribunal de La Haye.
Le ministère de l’Asile et de la Migration estimait qu’il existait un risque que le Marocain se soustraie à son départ. Plusieurs éléments étaient retenus contre lui : une entrée ou une circulation irrégulière en Europe, une précédente obligation de quitter le territoire non respectée et un manque de coopération pour établir son identité et sa nationalité.
L’administration relevait également qu’il avait déclaré ne pas vouloir respecter son obligation de retour. Sa demande d’asile avait été rejetée, tandis qu’il ne disposait ni d’une adresse fixe ni de ressources suffisantes aux Pays-Bas. Il lui était aussi reproché d’avoir travaillé sans autorisation.
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Lors de l’audience du 10 septembre, le ministère a abandonné l’un des motifs initialement invoqués. Les autres éléments justifiant la rétention n’ont cependant pas été contestés par l’intéressé.
Il veut récupérer ses documents avant de repartir
Le Marocain a demandé au tribunal de remplacer son placement en rétention par une mesure moins contraignante. Il a affirmé vouloir rentrer volontairement au Maroc, mais expliqué qu’il souhaitait auparavant récupérer ses diplômes et son permis de conduire qui, selon lui, se trouvent en Espagne.
Cet engagement n’a pas convaincu le juge. Compte tenu de son parcours et des obligations qu’il n’avait pas respectées, le tribunal considère que le risque de disparition demeure et qu’une mesure plus légère ne garantirait pas son départ.
Le juge relève également qu’aucun élément personnel ou médical ne rend sa rétention excessivement lourde. La mesure est donc jugée nécessaire pour permettre l’organisation de son retour au Maroc.
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Le 14 septembre, le tribunal a rejeté son recours et confirmé son maintien en rétention administrative. Sa demande d’indemnisation a également été refusée, tout comme le remboursement de ses frais de procédure.