Faudel : « Je suis d’origine algérienne, de nationalité marocaine et nous sommes un seul peuple »
Le « Petit Prince du Raï » est sous le charme. Installé au Royaume dont il porte désormais la nationalité, le chanteur Faudel a salué la qualité exceptionnelle de l’organisation de la CAN 2025. L’artiste d’origine algérienne a également tenu à délivrer un message d’apaisement et de fraternité entre les deux peuples voisins.
Pour Faudel, le Maroc a réussi son pari. L’organisation de cette Coupe d’Afrique dépasse le simple cadre sportif pour devenir une vitrine du savoir-faire marocain, expliqie-t-il à Al3omk. Il estime que le Royaume renvoie une « image honorable » grâce à ses stades et infrastructures de haut niveau, preuves de l’expérience accumulée dans l’accueil des grands événements mondiaux.
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Au-delà de la logistique, Faudel s’est exprimé sur un sujet sensible : les relations maroco-algériennes. Loin des clashs sur les réseaux sociaux, il assure que la réalité du terrain est faite « d’amour et de respect mutuel ».
« Des événements comme la Coupe Arabe ou la CAN ont montré, via des vidéos virales, le véritable rapprochement entre les deux peuples. En profondeur, nous sommes un seul peuple », a-t-il déclaré, souhaitant la réussite conjointe des deux nations. Lui-même se définit comme un pont entre les cultures : né en France, d’origine algérienne et fier détenteur de la nationalité marocaine, il vit aujourd’hui au Royaume.
Sur le plan musical, Faudel marque le coup avec la sortie de « Champions », un titre festif en collaboration avec Abdelhafid Douzi et le chanteur international Mohombi.
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Fait à ne pas négliger : cette chanson a été entièrement autofinancée par les artistes, sans aucun soutien officiel. « Nous avons voulu que cette chanson reste un souvenir pour nos enfants et petits-enfants, liée à ce moment historique », explique-t-il. Il a insisté pour que le clip soit tourné collectivement avec Douzi, qu’il considère comme un « frère », plutôt que d’enregistrer chacun de son côté.
Interrogé sur les critiques visant l’album officiel de la CAN supervisé par RedOne, Faudel a joué la carte de la diplomatie, estimant que la diversité des goûts est saine et que « le jugement final revient toujours au public ».