Finale de la CAN : un haut dirigeant de la CAF demande pardon au Maroc

- 14h00 - Sport - Ecrit par : Bladi.net

Le président de la Fédération mauricienne, Samir Sobha, brise le silence sur l’arbitrage de la finale de la CAN à Rabat et réclame le départ du Secrétaire Général de la CAF, jugé hors la loi. Un réquisitoire qui pointe des failles majeures dans la gouvernance du football africain.

Samir Sobha, membre influent du comité exécutif de la CAF, a provoqué une onde de choc en présentant ses excuses officielles au Royaume. Revenant sur la défaite des Lions de l’Atlas face au Sénégal (1-0), il dénonce une gestion catastrophique de la rencontre : « Je veux implorer la Fédération marocaine de nous pardonner l’injustice qui lui a été faite… Ils ont été volés. », déclare-t-il au Guardian.

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Le dirigeant pointe notamment l’absence de sanctions après que les Sénégalais ont quitté la pelouse pendant 15 minutes suite à un penalty litigieux : « Les règles n’ont pas été respectées comme elles auraient dû l’être… après que l’équipe sénégalaise a quitté le terrain, tous les joueurs auraient dû être sanctionnés d’un carton jaune. » Bien qu’il ne conteste pas le titre sénégalais, Sobha estime que la CAF doit « mettre son ego de côté » et reconnaître ses torts envers le public marocain.

« Il occupe le poste illégalement » : la légitimité de Véron Mosengo-Omba contestée

Au-delà du terrain, c’est un séisme administratif que réclame Samir Sobha. Il affirme que le Secrétaire Général, Véron Mosengo-Omba, aurait dû prendre sa retraite le 15 octobre 2025, après avoir atteint la limite d’âge et épuisé son unique prolongation : « Selon les statuts, il occupe actuellement le poste illégalement. Je ne pense pas que le SG soit en position légale pour prendre des décisions ou signer un document. »

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Cette situation créerait un vide juridique dangereux pour l’institution. Face à cette fronde, le président de la CAF, Patrice Motsepe, tente de temporiser : « Nous traitons ces questions non seulement conformément à la légalité, mais aussi à la gouvernance. » Cependant, pour Sobha, l’urgence est là : « La plupart des présidents d’associations en Afrique estiment que M. Mosengo est hors mandat. »