Après le football, la diaspora marocaine appelée à gagner la bataille de l’IA
Les experts marocains de l’étranger se mobilisent pour garantir la souveraineté numérique nationale d’ici 2030. Réunis à Rabat, ils élaborent des stratégies alliant intelligence artificielle et cryptographie avancée pour protéger les données face aux futures cybermenaces.
Face à l’évolution constante des cyberattaques, des chercheurs et ingénieurs marocains établis en Europe et aux États-Unis conçoivent actuellement des solutions de pointe en matière d’informatique post-quantique. Ces technologies complexes, destinées à résister à la puissance de calcul des futurs ordinateurs, s’avèrent cruciales pour le verrouillage des données nationales. Ces avancées ont dominé les débats lors de la rencontre « Jours Possibles 2026 » organisée jeudi matin à l’Université Internationale de Rabat.
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L’intégration massive de l’intelligence artificielle génère des vulnérabilités inédites, tout en offrant la capacité d’identifier des logiciels malveillants indétectables par les pare-feux classiques. Karim Amor, président de la 13e région de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), alerte sur l’utilisation dispersée de l’IA au sein des sociétés. Il exige une vision commune qui centralise la sécurité des informations et anticipe les mutations brutales du marché du travail face à l’automatisation.
Au-delà des lignes de code, ce transfert de compétences touche directement l’industrie lourde et la défense. À titre d’exemple, un ingénieur de la multinationale Airbus souhaite développer localement des drones civils et militaires de nouvelle génération. Le réseau de la CGEM, actif dans plus de 110 pays, ambitionne d’accompagner ces porteurs de projets ambitieux en les connectant instantanément aux écosystèmes industriels et aux petites et moyennes entreprises locales.
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La simple utilisation des outils numériques est désormais obsolète. Les participants ont été catégoriques : « posséder ou consommer la technologie ne suffit plus », seule la production de savoir garantit l’indépendance stratégique. Omar El Mourabet, Président du Forum Marocain des Compétences et des Experts, dresse un parallèle avec la sélection de football lors de la Coupe du Monde, largement portée par la diaspora. Il estime que cette dynamique identique doit propulser la nation comme le pôle technologique majeur du continent africain.