La France alerte le Maroc sur des transferts d’argent suspects
L’Office des changes enquête sur des transferts financiers suspects impliquant des entreprises marocaines et des sociétés offshore. Des informations transmises par les autorités espagnoles et françaises auraient permis d’ouvrir des investigations pour identifier les bénéficiaires réels de ces opérations.
Le dossier touche à des soupçons de fuite de capitaux vers l’étranger. Selon Hespress, l’Office des changes a reçu des éléments de ses homologues en Espagne et en France sur des liens présumés entre des entreprises marocaines et des sociétés offshore utilisées pour faire sortir de l’argent du Maroc.
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Les premières vérifications laissent penser que certaines de ces sociétés pourraient être contrôlées indirectement par des hommes d’affaires marocains. Plusieurs structures seraient officiellement dirigées par des personnes étrangères aux bénéficiaires réels, ce qui complique l’identification des propriétaires.
Les enquêteurs s’intéressent notamment à des contrats de conseil, de services, d’import-export ou de recherche de marchés à l’étranger. Ces accords, réguliers en apparence, auraient servi à justifier des virements importants vers des comptes situés hors du Maroc.
Des bénéficiaires difficiles à identifier
Certaines opérations liées à la recherche de partenaires ou d’opportunités commerciales auraient dépassé 8 millions de dirhams par dossier. Les enquêteurs cherchent désormais à vérifier si les prestations déclarées ont réellement été effectuées.
Les investigations portent aussi sur des factures d’importation soupçonnées d’avoir été gonflées. Un autre procédé relevé concerne des marchandises périssables achetées à bas prix à l’étranger, mais facturées au prix du marché, avant d’être bloquées ou refusées à l’entrée au Maroc en raison de leur état.
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Dans ce schéma, les entreprises marocaines restaient tenues de payer la valeur déclarée des cargaisons, tandis que l’écart entre le prix réel et le prix facturé était transféré à l’étranger. L’Office des changes tente maintenant de retracer les flux financiers et d’établir qui se trouve réellement derrière les sociétés concernées.