Après Gibraltar, Melilla rêve d’abattre sa frontière avec le Maroc

- 22h00 - Espagne - Ecrit par : Farid Laamoudi

La disparition de la barrière entre Gibraltar et l’Espagne nourrit désormais un autre rêve, à quelques centaines de kilomètres plus à l’est. À Melilla, une formation politique imagine une ville débarrassée de sa clôture avec le Maroc et étroitement associée au développement de Nador.

Le parti Nueva Melilla souhaite que l’enclave espagnole puisse un jour connaître une transformation comparable à celle de Gibraltar. Il appelle à remplacer la logique de séparation par une coopération durable avec le Maroc, rapporte El Faro de Melilla.

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La formation politique va jusqu’à imaginer le démantèlement de la clôture séparant Melilla de son environnement marocain. Elle rêve d’une apparition commune du président de la ville autonome et du maire de Nador pour annoncer des investissements et des projets conjoints.

Nueva Melilla insiste toutefois sur le fait qu’un rapprochement avec le Maroc ne signifierait pas l’abandon des positions politiques ou des revendications de souveraineté. L’objectif serait plutôt de faciliter la circulation, le commerce légal et la coopération dans plusieurs domaines, notamment l’économie, le tourisme, la culture, l’université et la santé.

Le parti estime que Melilla et Nador pourraient devenir deux pôles complémentaires. La ville espagnole mettrait à profit sa position entre l’Europe et l’Afrique, tandis que la région de Nador bénéficierait des investissements réalisés autour du futur complexe portuaire Nador West Med.

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La suppression de la barrière de Gibraltar est ainsi présentée comme la preuve que des différends historiques peuvent être dépassés lorsque les autorités privilégient les intérêts économiques et la vie quotidienne des habitants. Pour Nueva Melilla, l’avenir de la ville doit désormais se construire sur des « ponts » plutôt que derrière des murs permanents.