Haj Abdelkrim Rais

- 15h14 - Chanteurs Marocains - Ecrit par :

Abdelkrim Rais reste l’un des noms qui auraient marqué l’histoire de la musique andalouse marocaine contemporaine ou "Tarab el Ala". Il est né vers 1912. Jeune élève, il rejoint le dépositaire de cet art dans la ville impériale de Fès, Mohamed Benabdeslam Al-Brihi, qui tient lui-même de son père Abdeslam Al-Brihi. C’est auprès du premier qu’il perfectionnera son éducation musicale.

Au moment où Abdelkrim assure la relève, il donnera à son orchestre le nom du maître pour perpétuer son souvenir. Il s’étoffera par la présence de plus d’une vingtaine d’exécutants, comme cela a été le cas lors de sa première apparition en France en 1984 et selon les circonstances il pourra en réduire le nombre. D’ordinaire, l’ensemble d’Abdelkrim Rais ne dépasse pas la douzaine d’individus.

Quoi qu’il en soit, la notoriété du maître devait être déjà grande au Maroc puisqu’en 1969, il participait, en tant qu’expert, au congrés de la musique arabe de Fès. Il avait été inclus dans la commission des échelles et des rythmes de la musique andalouse-maghrébine. Cette commission statuera définitivement sur la nature des échelles, comme elle déterminera celle des rythmes en usage dans ce répertoire. Depuis, il a été demandé a tous les ensembles du Maroc de se conformer aux résolutions techniques prises par les participants-spécialistes.

Outre ses activités musicales les plus diverses, et la direction du conservatoire de musique de Fès, on doit à Abdelkrim Rais la publication de deux ouvrages. L’un, publié en 1982, collige sa version des poémes de Al-Haik qui, comme on le sait, a été le premier, au début du XVIIIème siécle, à recueillir par écrit onze noubas avec leurs poémes respectifs, la modalité musicale et les rythmes correspondants. L’autre titre a été édité en 1985. Abdelkrim Rais, avec l’aide de son élève préféré Mohamed Briouel, réalisait une transcription en notation occidentale de la nouba "Gharibat Al-Husayn".

Haj Abdelkrim Rais fut aussi le directeur du conservatoire de musique de Fès et dirigera son orchestre (qui porte son nom) jusqu’à 1996, date de son décés. Ce même orchestre sera dirigé par Mohamed Briouel et portera le nom de "orchestre de musique andalouse de Fès".

Il restera, par ailleurs, l’un des meilleurs rebabistes (joueur de rebab) qu’a connue la musique andalouse marocaine.

Maroctunes

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    Le célèbre orchestre "Raïs" de Fès animera le 30 septembre prochain à New York une soirée de musique andalouse.

  • Omar Metioui

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  • Abdel Fettah Bennis

    Né à Fès au sein d'une famille imprégnée de musique arabo-andalouse et de chants religieux. Comme beaucoup de chanteurs marocains, c'est dans la fréquentation régulière et assidue des zaouias, durant son enfance et son adolescence, à travers la pratique des chants du Madih et des séances de Sama', qu'il découvre la beauté du chant et décide de s'y adonner.

  • Abdelkader Rachdi

    Abdelkader Rachdi est né un jour de 1929 dans le quartier Legza de la médina de Rabat.. Dès sa tendre enfance, il a pu évoluer dans un environnement musical. D'abord dans sa famille, pour qui chaque fête religieuse devenait l'occasion et le prétexte d'inviter des groupes de Issaouas et Jilalas ou des ensembles de Madih. Puis plus tard dans le Café Laâlou qui ouvrait ses portes, chaque jeudi, aux meilleures troupes de musique andalouse.

  • Mohamed Toud

    Né en 1928 à Ksar el-kabir, Haj Mohamed Toud fut l'un des maîtres de la musique andalouse. Il s'était également distingué par ses contributions au développement de ce patrimoine musical et à sa transmission aux nouvelles générations aux côtés d'autres maîtres tels Moulay Ahmed Loukili, Haj Abdelkrim Rais, Mohamed Larbi Temsamani ou Moulay Abdallah El Ouazzani.

  • Brahim El Alami

    Quand on regarde les photos des années soixante de ce chanteur sexagénaire, on est frappé par l'air de ressemblance entre lui et le leader des Black Muslims (Organisation de musulmans noirs américains), dont le film biographique "X" a fait le tour de la planète il y a quatre ou cinq ans...

  • Jedwane

    Parmi les nouvelles figures de la chanson populaire : Jedwane, une des rares voix à avoir une audience nationale très large dépassant même les frontières du pays, puisque l'une de ses principales audiences est la communauté maghrébine en Europe. Né à Rabat d'un père marrakchi et d'une mère fassie, El Mokhtar Jedwane a baigné depuis son enfance dans l'atmosphère musicale des deux origines riches par elles-mêmes en sonorités et en répertoires populaires.

  • Nouri

    La sortie de son premier album a permis la diffusion de ses premières chansons dans tout le pays, et quand la RTM a pris le relais de cette diffusion en participant à la promotion des tubes comme "Ana ou nnas", "Lichira", "Achaka", le nom de Nouri commençait à nous être familier.Un compact disc va être édité à partir du deuxième album contenant 10 chansons avec pour titre vedette "Dar beida" hommage à la ville qui l'abrite et au symbole de ce nom célèbre dans le monde entier. Il sera diffusé en Europe (en France)

  • Abdelhadi Belkhayat

    Né en 1940 à Fès, Zougari El Idrissi Abdelhadi, dit Belkhayat, a quitté trés tôt sa ville natale pour s'installer à Casablanca. Une audition à la radio, rue l'Brihi, le pousse rapidement sur le devant de la scène. Dominée à l'époque par Mohamed Fouiteh, Maâti Benkacen, Brahim Alami. Il réussit à imposer son style avec sa voix chaleureuse et ses mélodies d'influences orientales.

  • Wallen

    D'origine marocaine, la petite Nawell (d'où le pseudo Wallen, anagramme de son vrai prénom) voit le jour le 23 janvier 1978. Elle grandit à Bobigny-sur-Seine, dans le 93.