Hôtel, argent et création d’entreprise : ce que Londres prévoit pour les Marocains renvoyés au pays
Le Royaume-Uni vient de détailler l’aide proposée aux Marocains sans droit au séjour qui rentrent volontairement ou sont renvoyés au Maroc. À leur arrivée, ils peuvent bénéficier d’un hébergement, d’argent pour leurs besoins immédiats et d’un accompagnement allant jusqu’à la création d’une entreprise.
Le dispositif a été présenté le 15 septembre par le ministère britannique de l’Intérieur. Il concerne les ressortissants marocains qui n’ont plus de statut légal ou de droit au séjour au Royaume-Uni, qu’ils acceptent de rentrer volontairement ou qu’ils soient renvoyés par les autorités.
À leur arrivée au Maroc, ils peuvent être accueillis à l’aéroport, obtenir jusqu’à cinq nuits d’hébergement et être transportés vers une adresse dans le royaume. Des colis contenant de la nourriture et des produits de première nécessité peuvent également leur être remis.
Londres prévoit en outre une petite aide financière en espèces pour couvrir les besoins immédiats. Son montant n’est pas indiqué. Ces prestations d’urgence doivent être demandées et utilisées dans les cinq jours suivant le retour au Maroc.
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L’accompagnement peut ensuite se poursuivre pendant douze mois. Les bénéficiaires peuvent recevoir de l’aide pour retrouver leur famille, obtenir des documents marocains, accéder aux services locaux ou bénéficier d’un soutien psychologique.
Un fonds pour créer une entreprise au Maroc
Le volet le plus important concerne la réinsertion à long terme. Les Marocains renvoyés peuvent accéder à un fonds britannique consacré à l’éducation et à l’entrepreneuriat des personnes de retour dans leur pays.
Ce fonds doit notamment faciliter l’accès au marché du travail marocain, la création d’une entreprise, une formation professionnelle ou la reprise d’études. Le programme peut également accompagner les bénéficiaires qui disposent d’une possibilité légale d’émigrer ensuite vers un pays tiers.
Les personnes intéressées doivent contacter l’organisme IRARA au plus tard trois mois après leur arrivée. Cette aide peut aussi être accordée à celles qui ont déjà bénéficié du service britannique de retour volontaire ou du dispositif réservé aux étrangers détenus qui acceptent de quitter le Royaume-Uni.
Le programme pourrait ainsi concerner aussi bien des demandeurs d’asile déboutés, comme cette Marocaine dont le dossier avait été rejeté à partir d’un rapport introuvable, que des étrangers menacés d’expulsion après une condamnation au Royaume-Uni.
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Au Maroc, l’accompagnement est assuré par l’association Asticude, partenaire d’IRARA depuis Nador. Elle doit proposer un suivi individualisé, des conseils, des formations et une assistance à la création d’activité. Londres ne prend donc pas seulement en charge les premiers jours suivant le retour : son nouveau dispositif prévoit un suivi pouvant aller jusqu’à un an pour tenter de stabiliser durablement les Marocains renvoyés au pays.