« Humiliantes » : le caïd « Dikke Nordin » conteste les mesures de sécurité à son procès à Anvers
L’ouverture très attendue de six procès liés au trafic de drogue à Anvers a été marquée par un incident d’audience ce vendredi. Le principal prévenu, Nordin E. H., alias « Dikke Nordin », a quitté la salle pour protester contre les mesures de sécurité entourant sa comparution, qu’il juge “humiliantes”.
L’homme de 37 ans, d’origine marocaine, était présent physiquement pour la première fois. Mais avant même le début des débats, ses avocats sont intervenus, indique Belga. Me Louis De Groote a dénoncé les conditions de sa présence, estimant que la « manière dont le prévenu est représenté est inutilement humiliante » et compromet la « présomption d’innocence ». La défense a demandé que le procès se déroule dans le respect de l’État de droit.
Le ministère public a immédiatement répliqué en expliquant que ces mesures, incluant la présence d’agents cagoulés, découlaient d’une décision externe de l’administration pénitentiaire. Cette décision est justifiée par un « risque extrême de fuite » et un risque de « poursuite d’activités criminelles ». Le procureur a souligné que le tribunal n’avait aucune influence sur ce protocole.
Le tribunal juge les mesures “proportionnelles”
Après s’être retiré pour délibérer sur la plainte de la défense, le tribunal a tranché en faveur du maintien de la sécurité. Les juges ont estimé que les mesures mises en place étaient « proportionnelles » et « légales », ajoutant qu’elles n’avaient « aucune influence sur son impartialité » pour juger l’affaire.
Immédiatement après cette décision, « Dikke Nordin » E. H. a quitté la salle d’audience sous escorte policière pour être reconduit dans sa cellule.