« Une humiliation » : L’Algérie s’enflamme après le ralliement surprise du Caire au plan marocain
L’Algérie s’indigne après le soutien présumé de l’Égypte à la souveraineté marocaine sur le Sahara. Ce revirement diplomatique, acté lors d’un comité bilatéral au Caire, marque un tournant majeur et fragilise la neutralité historique égyptienne dans ce dossier.
La colère gronde chez les militants politiques algériens. Ces derniers fustigent la position du Caire qui aurait officiellement reconnu l’intégrité territoriale du Royaume lors d’une rencontre au sommet. Selon l’activiste Chawki Benzehra, cité par The New Arab, ce ralliement constitue une « humiliation » pour le gouvernement d’Alger. Ce changement de cap rompt avec des années de neutralité égyptienne, provoquant une vive émotion sur les réseaux sociaux où ce basculement est qualifié de tournant historique.
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Cet appui diplomatique a été formulé le 6 avril dernier, lors de la première session du Comité de suivi de la coordination Maroc-Égypte. En présence du Premier ministre marocain Aziz Akhannouch et d’une importante délégation ministérielle, l’Égypte a apporté son soutien à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce texte consacre le plan d’autonomie marocain comme une base crédible pour résoudre ce conflit qui oppose Rabat au Front Polisario, soutenu par l’Algérie, depuis plusieurs décennies.
Au-delà de la géopolitique, Rabat et le Caire ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération économique à travers des investissements massifs. Les deux pays ont convenu d’élargir leurs échanges dans les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des énergies renouvelables et de l’intelligence artificielle. L’économiste indépendant Khaled al-Shafie estime que cette alliance pourrait franchir un palier historique si les obstacles administratifs sont levés, servant les intérêts mutuels des deux puissances régionales.
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Ce rapprochement fragilise la stratégie d’Alger. Les deux capitales se livrent une lutte diplomatique acharnée pour rallier des soutiens internationaux à leurs positions respectives. Si le gouvernement algérien n’a pas encore réagi officiellement, le silence d’Alger contraste avec la virulence des observateurs qui voient dans cette décision égyptienne un affaiblissement de la position algérienne sur la scène arabe et africaine.