Un industriel chinois veut contrôler 80 % d’une usine automobile au Maroc avec le groupe français ACOME
Le groupe Crédit Agricole prépare la cession d’Unifitel, son centre de relation client installé à Casablanca. Majorel Africa, filiale de Teleperformance, doit acquérir 100 % de son capital et des droits de vote.
Xinhongye projette de créer une filiale détenue à 100 % à Hong Kong. Celle-ci doit ensuite s’associer à ACOME Automotive pour constituer au Maroc une société baptisée Morocco Acome Xinhongye Automotive Cables.
La future entreprise, dont le siège est prévu dans la région de Tanger, disposerait d’un capital de 10 millions d’euros. Xinhongye en détiendrait 80 %, par l’intermédiaire de sa filiale hongkongaise, contre 20 % pour ACOME.
Son activité couvrirait notamment la fabrication de fils et câbles, de faisceaux, de prises et de connecteurs, ainsi que la transformation de certains métaux et des services de stockage et de logistique. L’investissement total est plafonné à 229 millions de yuans, soit environ 320 millions de dirhams au taux de change actuel.
Le conseil d’administration de Xinhongye a approuvé l’opération le 3 septembre, selon l’avis boursier officiel publié par le groupe.
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Le projet n’est toutefois pas encore définitivement engagé. Xinhongye précise que les négociations se poursuivent et qu’aucun accord formel de coentreprise n’a encore été signé. La création des sociétés et le montant final de l’investissement restent également soumis aux autorisations des administrations chinoises et marocaines.
À parts égales en Chine, largement majoritaire au Maroc
Les deux groupes travaillent déjà ensemble en Chine. En octobre 2024, une filiale de Xinhongye et ACOME Automotive a créé Jiangsu Xin’aike Technology, dotée d’un capital de 50 millions de yuans. Chacun y a apporté 25 millions de yuans et détient exactement 50 % des parts, selon le document officiel publié lors de son immatriculation.
Le montage envisagé au Maroc modifierait donc nettement l’équilibre entre les partenaires : Xinhongye deviendrait l’actionnaire dominant avec 80 % du capital.
ACOME n’arrive pas en terrain inconnu. Le groupe français est implanté à Tanger depuis 2018. Son usine de la Tanger Free Zone s’étend sur 17 000 m², emploie 130 personnes et fabrique notamment des fils de faible section destinés à alléger les véhicules, selon les données publiées par ACOME.
Le nouveau projet s’inscrit dans le mouvement d’implantation d’équipementiers chinois autour de Tanger, plusieurs d’entre eux choisissant le Maroc pour se rapprocher de leurs clients européens.
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Si les autorisations sont obtenues et l’accord signé, le Maroc deviendra le deuxième pays dans lequel Xinhongye et ACOME exploiteront une structure industrielle commune. Aucun calendrier de lancement, objectif de production ou nombre d’emplois n’a encore été communiqué.