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L’IPTV, l’autre nom du tueur des programmes sportifs

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12 septembre 2020 - 18h00 - Société

Si l’IPTV, ce boitier magique en vogue au Maghreb et en France, procure bonheur à nombre d’amoureux du ballon rond, il fait le malheur des télé-diffuseurs de programmes sportifs payants. Mais, ces derniers ne s’avouent pas vaincus.

La menace plane sur les affaires des diffuseurs de programmes sportifs, payants. Elle a nom, l’IPTV (ou télévision diffusée sur un réseau utilisant l’Internet Protocol. Ce génie de la piraterie en vogue dans les pays du Maghreb, commence à s’installer en France constate la directrice juridique de beIN Sports, Caroline Guenneteau.

C’est le canal choisi par un quart des Français pour accéder à leur télévision en toute illégalité, à en croire une étude de 2018, de Hadopi, l’autorité chargée de la protection des droits sur Internet, rapporte le portail Sofoot du 10 septembre.

« Il faut avouer que le système en plug and play de l’IPTV, ça marche très bien. C’est très efficace. Je suis désolée de le dire, mais c’est à croire que ça fonctionne mieux qu’un système légal » témoigne Caroline Guenneteau.

La ruée vers cette boîte magique de piratage s’explique par son coût bon marché et au regard de sa facilité d’installation. Il suffit à son utilisateur de débourser entre 30 et 100 euros annuellement et le voilà inondé de chaînes, prêt à zapper entre beIN Sports, RMC Sport, Canal + ou encore Téléfoot. Le tout avec une qualité d’image souvent impeccable.

Cet état de choses ne laisse pas indifférents les détenteurs de l’exclusivité de diffusion qui se mettent en association au sein de l’APPS (Association pour la protection des programmes sportifs).

Leur préoccupation ? Saisir la justice pour arrêter ce mouvement qui, s’il n’est arrêté, les voue à une mort certaine et très prochaine. Pour le moment, la crise due au Covid-19 a imposé une trêve entre les deux camps rivaux.

Mots clés: Internet , Loisirs , Médias , France

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