L’augmentation du salaire minimum maintenue en partie
Le président de la CGEM a demandé aux entreprises qui n’ont pas été affectées par la crise d’appliquer en premier la deuxième hausse du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
La deuxième hausse du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) sera maintenue en partie, son application s’étant révélée difficile dans le contexte actuel marqué par une crise économique.
"J’encourage les entreprises des secteurs non impactés par la crise à appliquer la seconde hausse du SMIG. Les entreprises opérant dans les secteurs actuellement en difficulté sont, quant à elles, appelées à favoriser le maintien de l’emploi, notamment en reportant l’augmentation du SMIG", a déclaré Chakib Alj, président de la CGEM, au terme de deux sessions d’échanges entre l’institution et les syndicats.
Soulignant la particularité du contexte actuel marqué par la crise économique née de la crise sanitaire du Covid-19, il a affirmé que la CGEM, dans le but de préserver l’emploi, et "dans une démarche concertée et responsable, a saisi le Chef du gouvernement pour surseoir à l’application de la seconde augmentation du SMIG". À l’en croire, la hausse du SMIG va impacter l’emploi dans les secteurs durement touchés par la crise, et contribuera à l’attractivité du secteur informel. "Notre responsabilité à tous est de protéger nos salariés en maintenant leurs postes et de réussir la relance souhaitée pour notre économie", a-t-il ajouté.