La double peine d’Ahmed Zaki

- 20h07 - France - Ecrit par :

Un citoyen marocain est maintenu éloigné de sa famille qui vit en France, à la suite d’une expulsion entrant dans le cadre de la « double peine ». Depuis deux ans, il a entamé de nombreuses démarches pour retrouver sa famille en France (sa femme est française, ses deux enfants de nationalité française et sa mère et frères).

En vain ! Aucun intérêt n’a été consacré à « un condamné par la justice » qui a, pourtant, lourdement payé le tribut.
Ahmed Zaki a émigré en France avec sa mère et ses frères. Il avait à peine 13 ans. Son père et ses six frères et sœurs ont la nationalité française, mais pas lui. Feu son père repose dans un cimetière à Bourges et sa sœur, décédée en 1992, est enterrée à Courbevoie.
Juste après avoir purgé une peine de deux ans de prison pour des délits qu’il reconnaît, il a été expulsé en 2002.
Depuis, il se bat, avec les moyens de bord, pour obtenir l’abrogation de l’arrêté d’expulsion et retrouver sa famille en France.
Sa requête a été rejetée sous le prétexte qu’il « ne justifie pas d’une résidence habituelle en France ».
Or, tout prouve que Ahmed Zaki vivait en France. Il a suivi, depuis 1970, sa scolarité à l’Ecole des Rosiers (Cher), fréquenté l’Ecole Saint Florent dans le même département et résidé chez sa mère à Bourges.
Ses deux fils mineurs ont, comme tout le reste de sa famille, la nationalité française.
De plus, il « a toujours adopté un bon comportement en détention et travaillé correctement. Ce qui traduit une volonté de réinsertion dans la société française.
Aujourd’hui, il est pris en charge par un centre d’accueil des Marocains Résidant à l’Etranger, jouit d’une bonne réputation et affiche sa volonté de réinsertion dans la vie normale.
A cela, il faudra ajouter le fait que sa femme est gravement atteinte d’une maladie incurable, alors qu’elle est atteinte de cécité...
Autant d’éléments qui plaident en faveur du regroupement familial, ne serait-ce que sur le plan humain, la question mérite d’être examinée par les hautes autorités afin que la machine judiciaire ne soit pas contraire au droit et à la générosité.

M.A. - Al Bayane

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