Le marché noir du tabac bat son plein au Maroc

- 13h07 - Maroc - Ecrit par :

Le phénomène semble prospérer à vue d’oeil surtout après l’augmentation des prix de vente des tabacs manufacturés, depuis le 04 août 2003. Une décision à la suite de laquelle les différents paquets de cigarettes se vendent désormais à un prix un peu plus élevé allant de 40 centimes à 3 dirhams, selon la marque.

Les cigarettes Dunhill, Marvel, Koutoubia, Louka, Marquise, Gitanes, Gauloises et Royale ultra légère ont été les plus touchées par la hausse intervenue quelques semaines après l’acquisition par Altadis de 80% de la Régie des Tabacs. La marque Anfa a été l’unique marque à avoir échappé à une nouvelle tarification.

Ce qui ouvre presque fatalement de grandes portes au marché noir dont les réseaux se reproduisent en continu dans nos quartiers et rend encore plus difficile la lutte contre ce phénomène. Et ce, au moment où l’Organisation mondiale des douanes, siégeant à Bruxelles, affiche un certain optimisme par l’annonce d’une baisse de 50% de ce type de trafic, sur le plan international, par rapport à 1997.

Cet organisme estime qu’actuellement il y a près de 200 milliards de cigarettes qui circulent de manière frauduleuse à travers le monde. Alors que ce nombre était double en 1997. Ce qui prouve donc pour les experts en la matière qu’au niveau mondial, les contrôles des frontières par les services de douanes se sont endurcis. Toutefois, ce n’est pas toujours facile de détecter le trafic des cigarettes. Car, comme l’a souligné le porte-parole de JT Internationale (une des trois grandes compagnies de l’industrie du tabac), la contrefaçon des emballages des paquets de cigarettes de grandes marques constitue à présent la plus grosse difficulté de lutte contre ce marché occulte.

Selon la même source, la Chine est le pays le plus touché par ce type de contrefaçon avec des saisies annuelles atteignant un record de 100 millions.

Le marché de la contrefaçon s’est même doté d’usines spécialisées qui ont été découvertes en Amérique du Sud, en Slovénie, en Albanie, en Bulgarie et en Russie, entre autres pays.

Dans le monde arabe, c’est à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, que des enquêteurs ont découvert une usine équipée d’un matériel sophistiqué d’une valeur de 20 millions de dollars pour copier l’emballage d’une grande marque de cigarette.

Au Maroc, la contrebande semble se construire des réseaux tentaculaires. La moyenne des saisies annuelles est évaluée à pas moins de 700.000 paquets. Le manque à gagner pour la Régie des Tabacs a atteint, en 2001, 706 millions de dirhams.

liberation.ma

  • Contrebande et contrefaçon : les produits d'imitation envahissent les marché

    Le marché informel enregistre des performances quantitatives considérables aux dépens du secteur formel légal. Il fait travailler environ 45.000 personnes dont 75% sont des femmes. L'informel est devenu un marché concurrentiel qu'il faut combattre.

  • Un fumeur cancéreux assigne la Régie marocaine des tabac en justice

    Un fumeur marocain âgé de 63 ans atteint d'un cancer de la gorge, a créé un précédent au Maroc en assignant en justice la Régie des tabacs pour obtenir un indemnisation dans une procédure similaire à celles qui se multiplient aux Etats-Unis et en Europe.

  • Plus d'un milliard de cigarettes de contrebande écoulées en 2001 au Maroc

    Quelque 57 millions de paquets de cigarettes de contrebande -soit plus d'un milliard de cigarettes- ont été commercialisés au Maroc en 2001, selon une étude réalisée par la Régie des tabacs.

  • Nouveau souffle pour la cigarette

    C'est une entreprise florissante, vieille de près d'un siècle, qui va être privatisée. La Régie des tabacs (de son ancienne appellation, la Régie des kifs et des tabacs, jusqu'en 1954) s'apprête à sortir du giron de l'État.

  • Le Maroc attire davantage de capitaux étrangers

    Le Maroc est en passe de devenir une destination de prédilection pour les capitaux étrangers. D'après les derniers chiffres de l'office des Changes, le montant des recettes des investissements et prêts privés étrangers a plus que doublé à fin juillet 2003 pour atteindre 14,53 milliards de dirhams.

  • Banque mondiale : moins d'argent pour l'Afrique du Nord

    La Banque mondiale, qui vient de tenir son assemblée annuelle à Dubaï - une première pour un pays arabe (voir Focus)(*) -, n'a pas une position très forte dans le monde arabe : ses prêts représentent 6,7 % de son portefeuille au 30 juin 2003, soit 35 milliards de dollars sur un total mondial de 525 milliards. Le Mexique, qui est trois fois moins peuplé, en reçoit autant... Il est vrai que plusieurs pays sont exportateurs nets de pétrole et ne peuvent donc être bénéficiaires des largesses de la Banque. Mais ce n'est pas le cas de l'Afrique du Nord qui, à l'exception de la Libye, a d'importants besoins en matière de développement. Cette région n'a attiré que 6 % des projets de la Banque (exactement 486 projets) et 5 % des prêts (27 milliards de dollars). Le Maroc arrive en tête avec 8,7 milliards de dollars (134 projets).

  • La contrebande mine l'économie marocaine, selon les patrons

    La contrebande est tellement importante au Maroc que de nombreuses entreprises du pays boudent l'économie intérieure et ne se consacrent qu'à l'international, a dénoncé vendredi Hassan Chami, responsable de la principale organisation patronale marocaine.

  • Hausse des recettes MRE à fin juillet...

    Les recettes des Marocains résidents à l'étranger (MRE) ont atteint, à fin juillet 2003, quelque 18,8 milliards de DH contre 18,4 milliards une année auparavant, soit une hausse de 2,4 %, selon les dernières statistiques de l'Office des Changes.

  • Un programme de 30 000 véhicules économiques par an

    Un programme de construction de 30.000 véhicules économiques par an, dont 15.000 destinés au seul marché local, sera lancé "bientôt" au Maroc, a annoncé le ministre de l'Industrie, du commerce et des télécommunications, M. Rachid Talbi El Alami.

  • Selon le Wall Street Journal : le microcrédit, viable au Maroc

    Le Maroc et l'Ouganda sont les deux pays africains qui se sont faits remarquer dans le domaine du microcrédit « financièrement viable », écrit vendredi le Wall Street Journal dans un article intitulé « les banques de microcrédit génèrent des bénéfices dans les économies en développement ». Le journal note que le degré de développement du microcrédit varie selon les régions et diffère dans la même région, ajoutant que pendant qu'il a fleuri dans des pays comme la Bolivie, le Pérou, la Colombie et le Nicaragua, il est inexistant au Brésil.