Soleil, chameau ou réveil-matin : Des bulletins de vote illustrés

- 12h33 - Maroc - Ecrit par : L.A

"Notre symbole ? Un réveil-matin. Sa signification est claire : nous demandons aux Marocains de se réveiller et d’être actifs et responsables", explique la porte-parole de l’Alliance des Libertés, un parti qui se présente comme libéral.

Au Maroc, où l’analphabétisme touche plus de la moitié de la population, tous les partis se dotent d’un symbole (astre, animal, plante ou objet) pour faciliter le vote.

Les trois formations islamistes ont opté pour des symboles liés à la lumière. "Tout doit être clair pour les citoyens et nous souhaitons leur prouver que notre programme l’est aussi", explique un porte-parole du parti Annahda wal Fadila, issu d’un scission récente du PJD. Ils comptent sur le soleil afin d’assurer leur rayonnement.

Les militants islamistes du jeune parti Al Badil al Hadari mènent campagne, arborant des tee-shirts ornés d’un phare, car "c’est le symbole de la sécurité, du guide qui permet d’éviter les écueils la nuit".

Quant à la principale formation islamiste, le Parti de la Justice et du Développement, il a choisi la lanterne comme symbole de sa transparence. "Elle orne aussi les CD que nos militants distribuent sur les marchés", déclare un militant.

Le PJD, comme d’autres partis politiques, répond aux critères de représentativité établis pour bénéficier de l’aide de l’Etat. Il assure que sa part ne couvre qu’en partie les frais de ses candidats qui pour la première fois se présentent dans toutes les 95 circonscriptions du royaume.

Bien implanté dans les campagnes, le Mouvement Populaire, a opté pour un signe plus bucolique : l’épi de blé et pour le vieux parti nationaliste de l’Istiqlal ce sera une balance afin "d’inciter à la mesure et à l’égalité, pour que personne ne se retrouve sans rien alors que d’autres ont beaucoup, voire trop", affirme un militant.

Les socialistes de l’USFP arborent la traditionnelle rose tandis que des petites formations se sont rabattues sur le chameau, la gazelle ou le palmier, plus couleur locale.

"Notre symbole, deux travailleurs main dans la main, représente nos valeurs : solidarité, fraternité et sincérité", explique un membre du jeune parti Travailliste.

Le sociologue Aderraziq Elassir estime que les sigles n’ont pas une influence réelle sur le vote des citoyens et critique la démagogie de nombreux candidats qui tirent profit de l’analphabétisme et du faible degré de conscience d’une grande partie des électeurs.

Le ministère de l’Intérieur révèle que 57% des électeurs sont sans instruction, et seulement 7% d’entre eux ont un niveau d’enseignement supérieur.

Un effort a été fait en direction des minorités. Certains partis doublent leurs tracts d’une version en tamazight, note ce sociologue.

En revanche, si des sites internet ont été mis en place, seuls 13% des Marocains sont équipés en ordinateurs.

"Les symboles sont enregistrés auprès du ministère de l’Intérieur, il est donc difficile d’en changer, d’autant plus que la population doit pouvoir se repérer d’une élection à l’autre", explique un militant.

Le Parti National Démocrate a choisi la clé et il s’est allié avec le parti Al Ahd qui avec humour a adopté la voiture comme symbole électoral. "Les deux se marient bien", ajoute un responsable.

Quelque 15,5 millions de Marocains éliront le 7 septembre 325 députés issus de 33 partis contre 26 partis en 2002.

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