Victoire de l’Istiqlal au législatives

- 12h46 - Maroc - Ecrit par : L.A

Le parti nationaliste Istiqlal, qui fait partie de la coalition sortante, est arrivé en tête des élections législatives de vendredi, mais l’opposition islamiste accuse certains adversaires d’avoir utilisé "de l’argent". L’Istiqlal a obtenu 52 sièges, devant le Parti de la justice et du développement avec 47 sièges, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa.

Selon des observateurs internationaux, le scrutin s’est déroulé en bon ordre même si des irrégularités isolées ont été constatées.

Le principal parti islamiste légal du royaume, qui a fait campagne sur le thème de la lutte contre la corruption, espérait devenir la première formation à la Chambre des représentants. Mais il a dû déchanter après la fermeture des bureaux de vote, accusant ses adversaires de fraudes.

"L’argent sale a coulé à flots dans le système électoral. Nous en avons la preuve et nous le contesterons", a déclaré à ses partisans le numéro deux du PJD, Lahcen Daoudi. "Ce n’est pas simplement triste pour nous, ça l’est aussi pour la démocratie marocaine", a-t-il ajouté.

La chambre sortante était dominée par les deux principaux parti laïques, l’Union socialiste des Forces populaires et l’Istiqlal, qui disposaient respectivement de 50 et 48 sièges.

L’USFP, qui espérait que les électeurs approuveraient les réformes économiques et sociales prudentes du gouvernement de coalition sortant, essuie un cinglant revers en reculant de premier à cinquième groupe à l’assemblée.

Le Mouvement Populaire et le Rassemblement national des Indépendants ont obtenu respectivement 43 et 38 sièges, contre 36 seulement pour l’USFP, principal partenaire de coalition de l’Istiqlal.

Le reste des sièges se partagent entre différents petits partis et des dizaines de candidats indépendants, parmi lesquels Fouad Ali el Himma, ancien vice-ministre de l’Intérieur, qui a renoncé à son poste le mois dernier pour se présenter aux élections.

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