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Maroc : l’ambassade du Koweit s’explique sur la fuite du pédophile (vidéo)

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25 février 2020 - 17h30 - Société

L’ambassadeur du Koweït à Rabat, Abdellatif al Yahya, nie toute intervention de l’ambassade de son pays dans l’affaire du Koweïtien, inculpé pour atteinte à la pudeur contre une fillette de moins de 14 ans. Au cours d’une conférence de presse tenue samedi, l’ambassadeur dénonce ce qu’il appelle "une grande dramatisation de l’affaire de la supposée pédophilie par les médias".

Abdellatif Al Yahya a appelé au respect de "la présomption d’innocence" à laquelle a droit tout le monde jusqu’à ce que la justice ne donne un avis définitif. L’ambassadeur a également indiqué que "l’ambassade du Koweït respecte la justice et n’est pas intervenue dans le déroulement de ce procès, encore moins, n’a facilité l’évasion du ressortissant koweïtien".

Bien que l’ambassade ait réfuté toute intervention dans ce dossier, il est tout de même revenu en détail sur l’affaire. Il a relevé le fait que le certificat médical controversé ait été délivré cinq mois après l’incident. Il a également notifié que le mis en cause a reconnu avoir fait la connaissance de la fillette sur les réseaux sociaux et ignorait qu’elle était mineure. Il a aussi relevé que la famille de la jeune fille a renoncé à porter plainte et qu’il y a eu une réconciliation entre les deux parties, bien avant les conclusions de l’enquête, rapporte H24infos.

L’ambassadeur a affirmé que "la décision de remise en liberté provisoire de son citoyen est intervenue à la demande de sa défense et qu’elle a été prise par le tribunal sur la base des pièces du dossier contre une caution". Tout en reconnaissant à la justice marocaine toute sa crédibilité et son indépendance, et en saluant les relations de bonne collaboration entre le Koweït et le Maroc, l’ambassadeur a signifié qu’il était obligé d’intervenir "après qu’il y a eu chantage".

Il faut rappeler que le Koweïtien en fuite a présenté un certificat médical en anglais, datant du 9 février, pour justifier son absence de l’audience du 11 février où il devait comparaître. Selon les informations fournies par la police, c’est un hôpital au Koweït qui a délivré ce certificat, cinq jours après avoir sa liberté provisoire sous caution, révèle l’Association marocaine des droits humains (AMDH) qui s’est constituée partie civile dans ce procès.

Le Koweïtien inculpé pour "atteinte à la pudeur contre un enfant de moins de 18 ans", risque la réclusion de 10 à 20 ans en vertu des articles 485 et 488 du Code pénal. C’est certainement pour échapper à cette peine qu’il a réussi à quitter le territoire marocain juste après avoir bénéficié d’une "liberté provisoire controversée", le 28 janvier dernier.

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