Maroc : BlaBlaCar arrive avec l’IA, pas avec des emplois
BlaBlaCar va lancer son service au Maroc, mais sans véritable implantation locale annoncée. Le royaume fait partie d’une vingtaine de nouveaux marchés que l’entreprise française de covoiturage veut ouvrir depuis Paris, grâce à l’intelligence artificielle.
La méthode tranche avec une installation classique. Pas d’équipe locale mentionnée, pas de bureau annoncé, pas de présence opérationnelle sur place. BlaBlaCar va simplement adapter son application aux marchés visés, générer ses campagnes marketing avec l’IA et tenter d’attirer des utilisateurs à moindre coût.
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Le directeur général du groupe, Nicolas Brusson, assume cette accélération. « Il nous a fallu des années pour nous implanter dans nos 20 premiers pays. Quelques mois seulement nous ont suffi pour préparer notre lancement dans 20 nouveaux pays », explique-t-il au journal Le Monde. Le Maroc est donc intégré à une stratégie globale, aux côtés de pays d’Amérique latine, d’Asie et d’Europe de l’Est.
Un marché à conquérir, pas des emplois à créer
Pour le Maroc, l’arrivée de BlaBlaCar ressemble davantage à un test commercial qu’à une implantation. L’entreprise veut y créer l’usage du covoiturage, gagner en visibilité et constituer une base d’utilisateurs, mais sans annoncer de création d’emplois directs dans le pays.
Le service sera d’abord gratuit. Les passagers paieront uniquement le conducteur, sans frais supplémentaires pour la plateforme. La monétisation viendra plus tard, si le marché devient suffisamment important. C’est le modèle déjà appliqué au Brésil, où BlaBlaCar a attendu plusieurs années avant de faire payer une partie de son offre.
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Le Maroc devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une expansion numérique très légère : BlaBlaCar ne s’y installe pas vraiment, il y active son application.