Le Maroc commence à traquer les détenteurs de Bitcoin

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : Sébastien A.

Face à l’engouement pour les monnaies virtuelles, les autorités marocaines intensifient leurs contrôles. Si la pratique reste fermement interdite, le royaume prépare une loi pour encadrer un marché numérique devenu impossible à ignorer.

Les détenteurs de Bitcoin sont désormais ciblés. Comme le souligne Challenge, l’administration a récemment envoyé une mise en demeure à un particulier, l’épinglant pour la possession non déclarée d’avoirs numériques à l’étranger et leur cession à des résidents. Le document exige la présentation de justificatifs sous trente jours pour éviter des poursuites. Cette démarche démontre le coup de vis de l’État pour pister ces capitaux qui échappent aux circuits classiques.

Sur Bladi.net : Le géant britannique Revolut à l’assaut du marché marocain

Cette fermeté répond à un usage galopant, bravant l’interdiction formelle de Bank Al-Maghrib et de l’Office des Changes. Près de 6 millions de Marocains, soit 16 % de la population, détenaient des cryptoactifs en 2025. Séduite par la facilité d’accès et l’attrait spéculatif, une jeunesse très connectée s’expose pourtant à de lourdes pertes liées à une « volatilité extrême ». Face aux risques de financement illicite et de blanchiment, des unités de surveillance ont même été déployées en décembre 2025.

Sur Bladi.net : Maroc : la fin du streaming pirate et de l’IPTV ?

Pour reprendre le contrôle, le Maroc peaufine le projet de loi 42-25. Fini le simple bannissement, ce futur cadre juridique s’aligne sur les standards mondiaux comme le règlement européen MiCA ou les recommandations du G20. Supervisé conjointement par Bank Al-Maghrib et l’AMMC, et pensé avec le FMI ainsi que la Banque mondiale, ce texte imposera des règles de transparence et de conformité. D’ici son application, le message officiel demeure strict : toute transaction virtuelle reste illégale.

  • Le géant britannique Revolut à l'assaut du marché marocain

    La fintech britannique Revolut prépare son implantation au Maroc pour démocratiser les paiements numériques. Sous la direction de Yacine Faqir, la néobanque attend l'agrément de Bank Al-Maghrib pour accélérer (…)

  • Maroc : la fin du streaming pirate et de l'IPTV ?

    Le Maroc prépare une réforme majeure pour adapter son droit d'auteur à l'ère numérique. Le projet de loi vise à stopper le piratage massif sur Internet, en ciblant particulièrement le streaming illégal et les (…)

  • Le dirham baisse face à l'euro

    Le dirham marocain s'est apprécié de 0,6% face au dollar américain et s'est légèrement déprécié de 0,2% vis-à-vis de l'euro durant la période du 9 au 15 avril, d'après Bank Al-Maghrib.

  • TikTok menacé au Maroc ?

    Le ministre de la Communication a annoncé l’élaboration d’un projet de loi pour réguler l’espace numérique. Ce code de la communication audiovisuelle vise à protéger les mineurs face aux contenus inappropriés sur des (…)

  • Le Maroc croule sous le cash

    L’usage du cash au Maroc continue de progresser pour atteindre 30 % du Produit Intérieur Brut (PIB), une tendance inverse à la dynamique mondiale de digitalisation des paiements. Selon les statistiques de Bank (…)