Maroc : le gazoduc à 26 milliards se joue à Washington

- 17h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Le Maroc cherche à mobiliser l’Exim Bank américaine et la Banque mondiale pour financer le gazoduc africain atlantique, estimé à 26 milliards de dollars. Le projet doit relier les ressources gazières d’Afrique de l’Ouest au royaume, puis à l’Europe.

Rabat a engagé des discussions avec l’Export-Import Bank of the United States, l’agence publique américaine chargée de soutenir les exportations du pays. La Banque mondiale fait également partie des institutions approchées.

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L’ambassadeur du Maroc aux États-Unis, Youssef Amrani, a confirmé ces démarches, sans préciser les montants sollicités ni la forme que pourrait prendre leur participation.

Un porte-parole de l’Exim Bank a reconnu l’existence de discussions préliminaires. La Banque mondiale n’a pas souhaité commenter, rapporte Bloomberg.

Pour le diplomate marocain, les tensions sur les routes énergétiques du Moyen-Orient renforcent l’intérêt stratégique du projet, qui offrirait à l’Europe une nouvelle voie d’approvisionnement en gaz africain.

Le calendrier dépend encore du financement

Le gazoduc doit parcourir environ 6 800 kilomètres le long de la façade atlantique, en reliant notamment le Nigeria, le Sénégal et la Mauritanie. Au Maroc, il doit rejoindre le gazoduc Maghreb-Europe, connecté à l’Espagne.

Sa capacité annoncée atteint 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. La moitié serait destinée au marché marocain, l’autre moitié pouvant être acheminée vers l’Europe.

Le Maroc renforcerait ainsi sa sécurité énergétique tout en devenant un point de passage majeur entre les gisements d’Afrique de l’Ouest et le marché européen.

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Le lancement des travaux est envisagé en 2028, pour de premières livraisons en 2031. Ce calendrier reste toutefois suspendu à l’obtention d’engagements financiers fermes. Les échanges avec Washington et la Banque mondiale constituent donc une avancée diplomatique, mais pas encore le financement définitif du projet.