« Nouveau détroit d’Ormuz » : Le gazoduc Nigeria-Maroc, l’arme secrète contre la crise énergétique

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Un projet monumental de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc promet de bouleverser le marché énergétique. S’étendant sur treize pays, cette infrastructure majeure vise à sécuriser et diversifier l’approvisionnement gazier de l’Europe à l’horizon 2031.

S’étirant sur près de 6 400 kilomètres, ce futur corridor énergétique longera toute la côte ouest-africaine. En partant du Nigeria, le réseau traversera douze autres nations, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Mauritanie, jusqu’à son terminus marocain. Selon le média britannique Express, ce chantier colossal exige un investissement estimé à 26 milliards de livres sterling afin de transporter 30 milliards de mètres cubes de gaz chaque année.

Sur Bladi.net : Du nouveau pour le Gazoduc Maroc-Nigeria

L’ambition de ce projet est de créer une nouvelle route stratégique, comparable au détroit d’Ormuz par lequel transite habituellement 20 % du pétrole mondial. Face au blocage actuel de ce passage stratégique par l’Iran, l’Europe cherche d’urgence à sécuriser ses approvisionnements en hydrocarbures. Ce nouveau gazoduc permettra ainsi d’exporter la moitié de son volume total vers le Vieux Continent, réduisant de fait sa dépendance aux flux instables.

Dans cette configuration, la zone du détroit de Gibraltar deviendra un carrefour mondial incontournable. Le Maroc se prépare à assumer son rôle de pont énergétique en investissant 1,1 milliard de livres dans le nouveau port de Nador West Med et plus de 5,2 millions dans diverses infrastructures. L’Espagne s’annonce également comme un acteur clé, ses installations représentant à elles seules 30 % de la capacité de regazéification en Europe.

Sur Bladi.net : Du nouveau pour le gazoduc Nigeria-Maroc

Pour l’Afrique, ce chantier représente un immense levier de croissance économique, capable de fournir de l’énergie à des millions d’habitants. Le Nigeria, détenteur des neuvièmes réserves de gaz au monde, va pouvoir stopper la perte de ses ressources dû au manque d’infrastructures locales. Ses exportations, aujourd’hui restreintes aux capacités de l’usine Bonny LNG et au gazoduc ouest-africain, seront massivement décuplées lors des premières livraisons attendues pour 2031.

  • Du nouveau pour le Gazoduc Maroc-Nigeria

    Le Maroc et le Nigeria signeront cette année l'accord pour le gazoduc géant de 25 milliards de dollars. Ce projet de 6 900 km, stratégique pour l'Afrique et l'Europe, devrait livrer ses premiers mètres cubes de gaz dès l'horizon 2031.

  • Les automobilistes marocains subissent le blocage du détroit d'Ormuz

    Les stations-service marocaines ont augmenté les tarifs des carburants de 12 à 13 %. Cette hausse brutale s'explique par les perturbations au détroit d'Ormuz, conséquences directes du conflit armé opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël.

  • Du nouveau pour le gazoduc Nigeria-Maroc

    La ministre marocaine de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, a annoncé la fin des études de faisabilité et d'ingénierie préliminaire du projet de gazoduc atlantique entre le Maroc et le Nigeria, indiquant que l'entreprise chinoise Jingye fournira l'acier des tuyaux de l'infrastructure gazière.

  • GNL au Maroc : le projet de gazoduc stratégique mis en pause

    Le ministère de la Transition énergétique a annoncé ce lundi le report de l'appel d'offres pour la construction d'un gazoduc reliant le port de Nador West Med au réseau national. Cette décision, motivée par de nouveaux paramètres techniques, concerne une infrastructure clé pour l'importation de gaz naturel liquéfié (GNL) et l'approvisionnement des pôles industriels de l'Atlantique.

  • Crise au Moyen-Orient : la fermeture d'Ormuz déroute le commerce mondial vers le Maroc

    Face aux tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d'Ormuz, les géants du transport maritime détournent leurs navires par le cap de Bonne-Espérance. Cette reconfiguration stratégique renforce le rôle logistique majeur du port Tanger Med.

  • Maroc : voici pourquoi le gazoduc a été stoppé

    L'opposition du ministère des Finances a contraint le ministère de l'Énergie à suspendre l'appel d'offres pour le nouveau gazoduc. Des risques financiers et des vices de procédure sont cités comme causes principales de ce blocage inattendu.

  • Le blocage du détroit d'Ormuz menace l'agriculture marocaine

    L'arrêt de la production d'engrais dans le Golfe et la fermeture du détroit d'Ormuz provoquent une envolée des prix mondiaux. Cette crise menace la production agricole, impactant directement les exportations marocaines et la sécurité alimentaire des pays en développement.

  • Gazoduc Nigeria-Maroc : un rapport juge le projet “inutile” et non rentable avant 288 ans

    Le Maroc présente le Gazoduc Afrique Atlantique comme une infrastructure majeure pour l'intégration régionale et l'approvisionnement de l'Europe, mais une analyse récente dépeint une réalité économique bien plus sombre. Selon le cabinet North Africa Risk Consulting (NARCO), ce mégaprojet reliant le Nigeria au Maroc serait un gouffre financier dont l'amortissement nécessiterait près de trois siècles.

  • Gazoduc Maroc-Nigéria : 12,5 milliards de dollars pour accélérer sa construction

    Le PDG de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), Malam Mele Kyari, partenaire de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) dans la construction du gazoduc Maroc-Nigeria, a annoncé un investissement de 12,5 milliards de dollars, soit 50 % du coût total du projet, pour accélérer sa mise en œuvre.

  • 51 milliards de dirhams et 50 000 emplois : l'incroyable pari du Maroc avec Nador West Med

    Le complexe portuaire Nador West Med, pilier de l'ambition logistique marocaine, lancera son premier terminal à conteneurs fin 2026. Ce projet de 51 milliards de dirhams vise à renforcer la souveraineté économique et énergétique du Royaume.