Maroc : hausse du prix des cigarettes en 2026
Les fumeurs marocains devront payer plus cher leur paquet dès le 1ᵉʳ janvier 2026, mais cette hausse des prix marque surtout la fin d’un cycle fiscal entamé il y a quatre ans. L’État compte sur cette ultime augmentation des cigarettes “populaires” pour corriger les distorsions du marché et sécuriser près de 18 milliards de dirhams de recettes.
Cette révision tarifaire, qui devrait osciller entre un et deux dirhams par paquet selon les références, cible prioritairement les produits de grande consommation. Elle constitue la dernière étape du programme de fiscalité graduelle ratifié entre les autorités et les industriels, un accord cadre défini par la Loi de finances 2022 et valable jusqu’en 2026.
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La commission ministérielle chargée du dossier prévoit également de mettre à jour la liste des tabacs manufacturés autorisés, en retirant ceux qui ne respectent pas la législation en vigueur.
Corriger les anomalies de prix entre le haut de gamme et le standard
L’enjeu pour le ministère de l’Économie et des Finances est de remédier à la stagnation du rendement de la Taxe intérieure sur la consommation (TIC). Les opérateurs ont longtemps choisi d’absorber les hausses fiscales pour protéger leurs parts de marché, un mécanisme qui a fini par créer des situations paradoxales où certaines cigarettes importées haut de gamme se retrouvent moins chères que les marques populaires locales.
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En accentuant la pression fiscale, le gouvernement espère rétablir la cohérence des prix et garantir des ressources budgétaires stables, tablant sur 17,717 milliards de dirhams de recettes issues du tabac pour l’année à venir.