Maroc-Mali : malédiction ou bénédiction ? Ce que l’histoire nous dit du « deuxième match »
Le match nul concédé face au Mali (1-1) a laissé les supporters sur leur faim. Pourtant, si l’on se penche sur l’histoire récente des sélections nationales, ce faux pas lors de la deuxième journée de phase de poules ressemble étrangement à un rituel de passage. Souvent synonyme de réveil brutal, ce scénario a par le passé pavé la voie vers des sacres historiques… à une exception près.
C’est une constante curieuse du football marocain : le deuxième match de poule agit souvent comme une piqûre de rappel. Le nul face aux Aigles du Mali rappelle des précédents où le doute s’est transformé en triomphe.
L’exemple le plus récent reste l’épopée des Jeux Olympiques de Paris. Après un exploit retentissant face à l’Argentine, les Lionceaux de Tarik Sektioui avaient trébuché lors du deuxième match contre l’Ukraine (défaite). Ce revers avait suscité des inquiétudes, mais il a finalement servi d’électrochoc. L’équipe s’est remobilisée pour écraser l’Irak et filer vers une médaille de bronze historique.
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Même schéma lors du CHAN (Championnat d’Afrique des Nations) : après une victoire inaugurale, le Maroc avait perdu son deuxième match face au Kenya (0-1). Une défaite “tactique” qui n’a pas empêché les « Lions locaux » de corriger le tir, d’écraser la Zambie par la suite et de finir champions d’Afrique.
La Coupe Arabe offre une lecture similaire : après avoir battu les Comores, le Maroc avait buté sur la défense d’Oman (match nul), avant de se reprendre face à l’Arabie Saoudite et de remporter le titre face à la Jordanie.
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Cependant, l’optimisme doit être tempéré par un souvenir douloureux. Ce « syndrome du deuxième match » ne garantit pas toujours le succès. Lors de la dernière CAN en Côte d’Ivoire, les Lions de l’Atlas avaient également concédé le nul lors de la deuxième journée face à la RDC (1-1).
Loin de provoquer un sursaut, ce résultat avait marqué le début d’une perte d’efficacité qui s’est soldée par une élimination précoce en huitièmes de finale face à l’Afrique du Sud, rappelle Al3omk.
Le nul contre le Mali est donc à double tranchant : soit il agit comme le catalyseur observé aux JO et au CHAN pour resserrer les rangs, soit il annonce la fébrilité fatale de la dernière CAN. Réponse lundi contre la Zambie.