Au Maroc, la récolte du cannabis retardée
Les intempéries dans le nord du Maroc ont reporté le lancement de la culture du cannabis « baldiya », initialement prévu fin janvier. Malgré ce délai, le secteur réglementé affiche une forte dynamique avec une hausse massive des adhésions.
Les perturbations météorologiques observées dans les régions montagneuses ont contraint les coopératives de l’Oriental et du Rif à suspendre les premiers semis de la variété locale traditionnelle. Selon le calendrier de l’Agence nationale de régulation (ANRAC), la période de plantation reste ouverte jusqu’au 28 février, avec une extension possible au 31 mars pour compenser les aléas climatiques.
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Malgré ce contretemps, la filière légale enregistre un engouement sans précédent. Dans la province d’Al Hoceïma, le nombre d’agriculteurs ayant rejoint le circuit réglementé a bondi de 50 % cette année. Les professionnels du secteur estiment que ce passage massif vers le « kif » encadré par l’État est en passe de marginaliser définitivement les circuits informels dans les bastions historiques de Sanhaja et Ketama, fait savoir Hespress.
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L’effort national se concentre désormais sur l’amélioration de la productivité tout en préservant le patrimoine génétique de la plante. L’ANRAC mène actuellement des analyses en laboratoire pour doubler le rendement des semences « baldiya » face à la concurrence des variétés importées. En parallèle, les agriculteurs réclament un appui technique renforcé, incluant l’accès aux engrais et la mise en place d’unités de séchage modernes.
Ce tableau est toutefois assombri par des litiges commerciaux dans la province de Taounate. Plusieurs coopératives de la zone de Ghafsai dénoncent des retards de paiement de la part d’entreprises contractantes, une situation qui pèse sur les préparatifs de la nouvelle saison. L’agence de régulation est intervenue pour tenter de résoudre ces différends financiers et apaiser les tensions sociales parmi les producteurs locaux.