Le Maroc résiste au ralentissement mondial, mais un secteur inquiète
L’économie marocaine devrait croître de 4,4 % en 2026, soutenue par les grands chantiers du Mondial et un tourisme record. Le groupe Coface souligne la résilience du Royaume face au ralentissement du commerce international.
Cette performance, qui fait suite à une expansion de 4,6 % en 2025, place le Maroc au-dessus de la moyenne régionale. Selon le dernier baromètre des risques de Coface, le pays bénéficie d’un socle interne renforcé par la diversification de ses sources de revenus, malgré un environnement mondial marqué par la fragmentation géoéconomique et des tensions commerciales persistantes.
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Le secteur du bâtiment et des travaux publics s’impose comme le principal moteur de cette dynamique. Les préparatifs pour la Coupe du monde 2030 stimulent massivement l’investissement, qu’il s’agisse de la modernisation du réseau ferroviaire, de l’extension des aéroports ou de la réhabilitation urbaine. Ces infrastructures stratégiques génèrent des effets d’entraînement majeurs sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’ingénierie aux matériaux de construction.
Le tourisme confirme également son rôle de pilier central avec un record historique de 20 millions de visiteurs atteint en 2025. Cette tendance devrait se prolonger en 2026, consolidant les réserves en devises. Parallèlement, le redressement de la production agricole, favorisé par des conditions climatiques plus clémentes en fin d’année dernière, permet de stabiliser une valeur ajoutée sectorielle longtemps fragilisée par la sécheresse.
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Si le cadre macroéconomique reste solide avec une inflation maîtrisée, le secteur manufacturier pourrait toutefois marquer le pas. La faiblesse de la demande automobile en Europe risque de peser sur les exportations industrielles marocaines, limitant temporairement ce segment. Néanmoins, la montée en puissance du Royaume comme hub financier et logistique vers l’Afrique offre de nouveaux relais de croissance crédibles.
Cette trajectoire marque une transition profonde du modèle économique marocain, désormais moins dépendant des cycles agricoles. L’enjeu central des prochaines années résidera dans la capacité de ces investissements d’envergure à générer un impact durable sur la productivité et l’emploi, tout en consolidant la position du pays comme carrefour industriel et de services à l’échelle internationale.