Le Maroc peut-il sauver ses joueurs avant la France ?
Quatre joueurs marocains avertis contre le Canada, la France qui envisage une démarche pour Michael Olise, et Balogun finalement autorisé à jouer avec les États-Unis : la gestion disciplinaire de la FIFA relance une question simple. Le Maroc peut-il, lui aussi, défendre ses joueurs ?
Le Maroc a gagné son huitième de finale contre le Canada, mais il en est sorti avec un vrai problème disciplinaire. Redouane Halhal a été averti dès la 20e minute, Achraf Hakimi à la 40e, Azzedine Ounahi à la 45e et Bilal El Khannouss dans le temps additionnel de la première période. Quatre cartons jaunes en une mi-temps, pour quatre joueurs importants ou utiles dans la rotation de Mohamed Ouahbi.
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Le sujet n’est pas seulement symbolique. Un nouveau carton contre la France en quart de finale pourrait priver certains Lions de l’Atlas d’une éventuelle demi-finale. Hakimi, Ounahi ou El Khannouss devront donc jouer avec cette menace en tête, dans un match où l’intensité, les duels et les transitions défensives seront décisifs.
C’est précisément pour cette raison que le Maroc peut regarder ce qui se passe ailleurs. Selon RMC Sport, la Fédération française de football réfléchit à saisir la FIFA au sujet du carton jaune reçu par Michael Olise contre le Paraguay. Les Bleus estiment que les images ne justifient pas l’avertissement infligé au joueur du Bayern Munich.
La FIFA a déjà ouvert une brèche
Le cas Folarin Balogun a aussi changé l’atmosphère. Expulsé avec les États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine, l’attaquant américain devait normalement manquer le match suivant. La FIFA a finalement suspendu l’exécution de sa sanction à titre probatoire, en s’appuyant sur l’article 27 de son Code disciplinaire. Le carton rouge n’a pas vraiment disparu, mais la suspension n’est pas appliquée immédiatement.
Pour le Maroc, l’argument est là. Si les États-Unis peuvent bénéficier d’un aménagement disciplinaire, si la France peut envisager une démarche pour Olise, la FRMF peut aussi demander un examen des avertissements marocains les plus discutables. Il ne s’agirait pas de réclamer un privilège, mais la même lecture du règlement pour tous.
La marge existe. Le Code disciplinaire de la FIFA prévoit que sa Commission de discipline peut annuler certains avertissements qui n’ont pas provoqué d’expulsion ou de suspension, notamment lorsque l’intégrité de la compétition et l’égalité de traitement sont en jeu. La démarche reste difficile, car les décisions de l’arbitre sont généralement protégées. Mais elle n’est pas impossible.
Le Maroc aurait donc intérêt à agir vite, avec un dossier précis : images, ralentis, contexte des actions et conséquences sportives. L’objectif ne serait pas de contester tout l’arbitrage du match contre le Canada, mais de cibler les cartons qui peuvent réellement peser sur la suite de la Coupe du monde.
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À quelques jours du quart contre la France, les Lions de l’Atlas ont déjà un combat tactique à préparer. Mais ils ont aussi, peut-être, un dossier disciplinaire à défendre devant la FIFA.