Le Maroc voit le Mondial comme une rampe de lancement

- 23h00 - Sport - Ecrit par : Betty de G.

L’organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal va bien au-delà du sport pour le Maroc. Le pays ambitionne une véritable révolution économique, écologique et infrastructurelle pour redéfinir sa place à l’international.

Cette co-organisation s’apparente à une « association de partenaires égaux », reliant étroitement la péninsule ibérique et le continent africain. Selon El Debate, cette synergie diplomatique et sportive vise avant tout à connecter les sociétés et à générer de l’emploi des deux côtés du détroit de Gibraltar. L’ambassadeur portugais, Luis Faro Ramos, confirme cette volonté commune de démontrer qu’une croissance conjointe et pérenne entre l’Europe et l’Afrique est aujourd’hui réalisable.

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Pour garantir le succès de l’événement, des infrastructures majeures sortent de terre. Le futur Grand Stade de Benslimane, en périphérie de Casablanca, proposera 115 000 places avec l’ambition claire d’accueillir la finale de la compétition. Les autorités déploient également un « corridor de mobilité », comprenant l’extension de la ligne ferroviaire à grande vitesse vers Marrakech ainsi que la refonte des aéroports internationaux pour fluidifier les déplacements des millions de visiteurs attendus.

Les retombées macroéconomiques espérées transcendent les quatre semaines de compétition. Adib Benbrahim, secrétaire d’État à l’Habitat, précise que ce tournoi planétaire agit comme un puissant « accélérateur de l’ambition du pays ». Les premières estimations anticipent la création de centaines de milliers d’emplois, favorisant au passage l’intégration durable des petites et moyennes entreprises dans le tissu économique national.

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Enfin, l’exigence environnementale dicte l’avancée de ces préparatifs titanesques. Les autorités s’engagent formellement à atteindre la neutralité carbone pendant l’intégralité du tournoi. Cette transition verte stricte s’appuiera sur l’alimentation des complexes sportifs en énergies renouvelables et imposera une gestion circulaire des ressources hydriques, rendant notamment obligatoire l’irrigation des installations à l’aide d’eaux usées traitées.