Le jackpot pour le Maroc : 1,5 milliard d’euros encaissés grâce à la CAN
Le gouvernement marocain a annoncé que l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 a généré plus de 1,5 milliard d’euros de revenus directs pour l’économie nationale. Parallèlement à ces retombées immédiates, le pays a mobilisé 2,3 milliards d’euros d’investissements structurants, permettant de finaliser près de 80 % des infrastructures requises pour la Coupe du monde 2030.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a souligné l’effet accélérateur du tournoi sur le développement du pays, affirmant que le Royaume a gagné une décennie de croissance en seulement 24 mois. Les investissements engagés ont porté sur la construction ou la réhabilitation de neuf stades, ainsi que sur la modernisation des réseaux routiers, aéroportuaires et des services urbains. Ces infrastructures ont été conçues pour répondre aux besoins des citoyens sur les cinquante prochaines années, tout en stimulant l’activité industrielle locale avec la participation de plus de 3 000 entreprises nationales.
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Sur le plan social, la compétition a favorisé la création de plus de 100 000 emplois, dont une part significative a bénéficié de formations aux standards internationaux pour garantir une employabilité durable. Le tournoi s’est tenu dans un contexte de performance record pour le secteur touristique marocain, qui a enregistré 20 millions d’arrivées en 2025, soit une progression de 14 % sur un an. Les 600 000 visiteurs spécifiquement attirés par la compétition ont irrigué les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et de l’artisanat, injectant des liquidités directes dans le tissu économique local.
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L’organisation a également servi de levier pour la transformation technologique avec le déploiement généralisé de la 5G, de systèmes de billetterie en ligne et de solutions de cybersécurité. Ces avancées ont permis d’optimiser les coûts opérationnels et de renforcer l’attractivité du pays pour les investissements étrangers. Avec une audience globale de 2 milliards de téléspectateurs et 10 milliards de vues sur les réseaux sociaux, le Maroc a consolidé sa réputation de pôle événementiel capable de gérer des manifestations de grande ampleur.
En perspective du Mondial 2030, coorganisé avec l’Espagne et le Portugal, les autorités estiment que l’essentiel de l’infrastructure principale est déjà opérationnel. Les 20 % de projets restant à réaliser se concentrent désormais sur des chantiers stratégiques tels que l’extension de la ligne de train à grande vitesse (LGV) vers Marrakech et Agadir, l’augmentation des capacités hôtelières et l’achèvement du Grand Stade de Casablanca. Ce dernier volet s’inscrit dans une trajectoire de développement inclusive visant à pérenniser l’écosystème d’investissement créé par les récents succès sportifs.