CAN 2025 : le pari du Maroc est déjà gagné - les chiffres le prouvent
Le pari est gagné. Au-delà de l’enjeu sportif, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’impose comme un formidable accélérateur économique pour le Maroc. Aéroports saturés, hôtels remplis et investissements massifs : le Royaume profite de l’effet “CAN” pour battre des records historiques de fréquentation et préparer le terrain pour le Mondial 2030.
Les chiffres donnent le vertige. À fin novembre 2025, le Maroc a accueilli 18 millions de touristes, confirmant que la stratégie de lier football et tourisme fonctionne à plein régime. Le ministère du Tourisme ne s’y trompe pas : la compétition agit comme un puissant “révélateur” de la destination Maroc, permettant de fidéliser la clientèle africaine tout en consolidant les marchés européens traditionnels grâce à une offensive promotionnelle menée tambour battant par l’ONMT.
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Dans le ciel, l’effervescence est palpable. Les aéroports des villes hôtes (Agadir, Casablanca, Fès, Marrakech, Rabat, Tanger) ont vu leur trafic bondir de plus de 10 % à l’approche du coup d’envoi. Symbole de cette dynamique, l’aéroport Mohammed V de Casablanca a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 11,5 millions de passagers en 2025. Pour l’ONDA, cette performance valide le plan « Aéroports 2030 », conçu pour mettre les infrastructures à niveau avant la co-organisation de la Coupe du Monde avec l’Espagne et le Portugal.
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Pour acheminer ces millions de supporters et de visiteurs, le ciel marocain s’est ouvert comme jamais. Les compagnies low-cost sont en première ligne : Transavia a augmenté son offre de 30 % au départ de la France, tandis que Ryanair s’apprête à ouvrir en avril 2026 sa cinquième base marocaine à Rabat, reliant la capitale à de nouvelles destinations européennes comme Milan ou Nuremberg. De son côté, la Royal Air Maroc (RAM) joue sa partition de hub continental, utilisant la CAN pour renforcer son maillage africain, ambitionnant de devenir l’épine dorsale de la mobilité sur le continent avec une flotte qui doublera d’ici 2030.
Cette fièvre du ballon rond s’accompagne d’un chantier titanesque. L’État a injecté 14,5 milliards de dirhams pour la rénovation des stades et la construction du Grand Stade de Benslimane. L’hôtellerie suit le mouvement avec une montée en gamme spectaculaire : 43 000 nouveaux lits ont été créés, portant la capacité nationale à plus de 304 000 lits, dont une majorité en 4 et 5 étoiles. Une transformation structurelle qui booste la croissance nationale, le PIB affichant une progression de 4 % en 2025, tirée par ce cocktail gagnant de sport, de tourisme et d’investissements.