12 milliards de dirhams : comment le Maroc transforme le football en machine à cash

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

C’est le jackpot pour l’économie marocaine. Au-delà de l’effervescence dans les stades, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 se transforme en une véritable machine à cash pour le Royaume. La compétition devrait générer des retombées économiques vertigineuses avoisinant les 12 milliards de dirhams.

L’afflux est massif : entre 600 000 et un million de visiteurs, comprenant supporters, délégations et officiels, ont pris d’assaut les villes hôtes. Cette marée humaine booste considérablement la consommation intérieure, remplissant les hôtels, les restaurants et faisant tourner à plein régime les commerces et l’artisanat.

À lire : CAN 2025 : des milliards et une pression royale, l’erreur est interdite pour Regragui

Dans ce ballet logistique, Royal Air Maroc tire son épingle du jeu de manière spectaculaire. La compagnie nationale s’est transformée en pont aérien géant, prévoyant de transporter au moins 500 000 supporters durant le tournoi, rappelle Challenge.

Le hub de Casablanca tourne à plein régime pour connecter l’Europe et les capitales africaines comme Dakar, Abidjan ou Le Caire. Résultat des courses pour la RAM : des recettes additionnelles estimées à 1,5 milliard de dirhams. Une bouffée d’oxygène financière qui confirme le rôle central de la compagnie dans la stratégie africaine du Royaume.

À lire : Tourisme : Le Maroc brise son record historique avec 18 millions de visiteurs avant même l’euphorie de la CAN

L’impact ne se limite pas aux billets d’avion et aux nuitées d’hôtel. L’événement est un formidable accélérateur pour l’emploi, mobilisant des milliers de jeunes dans la sécurité, l’accueil et la logistique.

Surtout, cette CAN 2025 fait figure de répétition générale. Sous le regard des investisseurs et des instances internationales, le Maroc prouve sa capacité à gérer des flux massifs et à sécuriser des événements d’envergure. Un test de crédibilité crucial et réussi, qui pave la voie vers l’organisation de la Coupe du Monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal.

  • CAN 2025 : le pari du Maroc est déjà gagné - les chiffres le prouvent

    Le pari est gagné. Au-delà de l'enjeu sportif, la Coupe d'Afrique des Nations 2025 s'impose comme un formidable accélérateur économique pour le Maroc. Aéroports saturés, hôtels remplis et investissements massifs : le Royaume profite de l'effet “CAN” pour battre des records historiques de fréquentation et préparer le terrain pour le Mondial 2030.

  • Ça chauffe dans les aéroports marocains

    Les terminaux du Royaume tournent à plein régime. Depuis le début du mois de décembre, les aéroports marocains enregistrent une activité exceptionnelle, dopée par l'imminence de la Coupe d'Afrique des nations. Entre le 8 et le 18 décembre, plus de 868 000 passagers ont foulé le sol marocain, un flux qui s'est encore intensifié cette semaine.

  • CAN 2025 : Rabat a accueilli 150 000 visiteurs, dont de nombreux MRE

    L'effet CAN 2025 se fait sentir sur l'économie de la capitale. Selon les professionnels du tourisme, la région de Rabat-Salé-Kénitra a enregistré une affluence estimée à 150 000 visiteurs supplémentaires depuis le début de la compétition. Une dynamique portée par les supporters africains, mais aussi par une forte présence des Marocains Résidant à l'Étranger (MRE) dans les stades.

  • Le Maroc croule sous le cash

    L'usage du cash au Maroc continue de progresser pour atteindre 30 % du Produit Intérieur Brut (PIB), une tendance inverse à la dynamique mondiale de digitalisation des paiements. Selon les statistiques de Bank Al-Maghrib (BAM), le volume de la monnaie en circulation s'est établi à 475 milliards de dirhams à fin octobre 2025. Cette prépondérance du cash concerne 77 % de l'ensemble des transactions nationales, un phénomène ancré par des facteurs socio-culturels et le poids du secteur informel.

  • 111 milliards des MRE, 124 milliards du tourisme : l'autre chiffre qui inquiète

    L'Office des changes a publié ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs pour les onze premiers mois de l'année 2025. Les données confirment la progression constante des envois de fonds des Marocains du monde et la bonne tenue du secteur touristique, dans un contexte marqué par l'élargissement du déficit commercial.

  • Hôtels, investissements, visiteurs : pourquoi 2025 marque un tournant pour le tourisme au Maroc

    Le tourisme marocain affole les compteurs. Réuni ce mercredi, le conseil d'administration de la SMIT a dévoilé un bilan 2025 historique : 18 millions de visiteurs, des recettes qui s'envolent et une accélération majeure de la capacité d'accueil.

  • EasyJet à Marrakech : la première base de la low cost hors Europe ouvre en 2026

    Le Maroc va accueillir la première base opérationnelle hors Europe de la compagnie easyJet à Marrakech dès 2026. Cette décision stratégique, qui s'accompagne d'un investissement massif dans les infrastructures aéroportuaires, intervient alors que le Royaume enregistre une fréquentation inédite avec 16,6 millions de visiteurs comptabilisés à la fin du mois d'octobre.

  • Le Maroc perd des milliards, les MRE à la rescousse

    Le Maroc termine l'année 2025 sur un paradoxe économique saisissant. Alors que le déficit commercial se creuse dangereusement, plombé par des importations massives, le Royaume tient le choc grâce à des recettes touristiques records et à la solidité infaillible des transferts des Marocains du monde.

  • Marrakech : les hôtels saturés

    Les hôteliers de Marrakech s'apprêtent à vivre une fin d'année exceptionnelle. À trois semaines des fêtes, les établissements classés de la ville ocre affichent des taux de remplissage records, dopés par la convergence inédite entre les célébrations du Nouvel An et l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (CAN).

  • Maroc : vers la fin du cash ?

    Le cash règne toujours en maître au Maroc avec 444 milliards de dirhams en circulation, mais sa croissance s'essouffle pour la première fois depuis dix ans. L'amnistie fiscale et la montée du digital ont amorcé un virage discret dans les habitudes de paiement des Marocains en 2024.